"Compte tenu de la sensibilité des relations de l'Iran avec le reste du monde, Detecon a mis fin à ses activités en Iran à la mi-mai 2018 avec effet immédiat", a indiqué à l'AFP Deutsche Telekom à propos de sa filiale iranienne de conseil, Detecon, confirmant une information de l'hebdomadaire WirtschaftWoche publiée jeudi.

Un porte-parole de l'ancien monopole allemand des télécoms a ajouté qu'après cette décision, Deutsche Telekom, dont l'Etat est encore actionnaire à 31%, ne possédait "plus aucune" activité en Iran.

La présence du groupe allemand en Iran était toutefois réduite, la société Detecon réalisait un chiffre d'affaire de 300.000 euros par an à sa fermeture, a ajouté le porte-parole.

Deutsche Bahn, dont l'Etat allemand est l'unique actionnaire, a de son côté indiqué à l'AFP que les deux projets menés en Iran par sa filiale d'ingénierie et de conseil "arrivaient à échéance ces jours-ci".

Plusieurs projets d'investissement d'entreprises européennes remis en cause

Le premier, une coopération avec la société Bonyad Eastern Railways, "se termine en août", et le second, une mission de conseil sur la restructuration de la compagnie ferroviaire publique iranienne RAI, "prendra fin en septembre", a expliqué une porte-parole, sans établir de liens avec les sanctions américaines.

Le retrait américain de l'accord de 2015 sur le nucléaire iranien et l'entrée en vigueur début août de dures sanctions économiques ont déjà remis en cause plusieurs projets d'investissement d'entreprises européennes.

Deustche Bank et Deutsche Telekom ont ainsi ignoré l'appel de la cheffe de la diplomatie européenne Federica Mogherini, qui avait encouragé en juillet les Européens à intensifier les relations commerciales avec l'Iran en réponse au boycott américain.

Daimler, le numéro un mondial de la voiture haut de gamme et des camions, a déjà jeté l'éponge, tandis que le français PSA prépare la suspension de ses activités.

Dans d'autres secteurs, le groupe de gaz industriel français Air Liquide a arrêté ses activités commerciales dans le pays, alors que le géant pétrolier français Total va probablement se désengager d'un projet d'exploitation d'un gisement gazier.

"Compte tenu de la sensibilité des relations de l'Iran avec le reste du monde, Detecon a mis fin à ses activités en Iran à la mi-mai 2018 avec effet immédiat", a indiqué à l'AFP Deutsche Telekom à propos de sa filiale iranienne de conseil, Detecon, confirmant une information de l'hebdomadaire WirtschaftWoche publiée jeudi.Un porte-parole de l'ancien monopole allemand des télécoms a ajouté qu'après cette décision, Deutsche Telekom, dont l'Etat est encore actionnaire à 31%, ne possédait "plus aucune" activité en Iran. La présence du groupe allemand en Iran était toutefois réduite, la société Detecon réalisait un chiffre d'affaire de 300.000 euros par an à sa fermeture, a ajouté le porte-parole. Deutsche Bahn, dont l'Etat allemand est l'unique actionnaire, a de son côté indiqué à l'AFP que les deux projets menés en Iran par sa filiale d'ingénierie et de conseil "arrivaient à échéance ces jours-ci".Le premier, une coopération avec la société Bonyad Eastern Railways, "se termine en août", et le second, une mission de conseil sur la restructuration de la compagnie ferroviaire publique iranienne RAI, "prendra fin en septembre", a expliqué une porte-parole, sans établir de liens avec les sanctions américaines. Le retrait américain de l'accord de 2015 sur le nucléaire iranien et l'entrée en vigueur début août de dures sanctions économiques ont déjà remis en cause plusieurs projets d'investissement d'entreprises européennes.Deustche Bank et Deutsche Telekom ont ainsi ignoré l'appel de la cheffe de la diplomatie européenne Federica Mogherini, qui avait encouragé en juillet les Européens à intensifier les relations commerciales avec l'Iran en réponse au boycott américain. Daimler, le numéro un mondial de la voiture haut de gamme et des camions, a déjà jeté l'éponge, tandis que le français PSA prépare la suspension de ses activités.Dans d'autres secteurs, le groupe de gaz industriel français Air Liquide a arrêté ses activités commerciales dans le pays, alors que le géant pétrolier français Total va probablement se désengager d'un projet d'exploitation d'un gisement gazier.