"Le salaire minimum actuel est de 9,67 euros de l'heure. Passer à 14 euros représente donc une augmentation de 44,8 %. Réclamer une telle hausse salariale est peut-être sans précédent dans l'histoire sociale européenne!", dit l'UCM. "En rémunération mensuelle brute, cela suppose de passer de 1.589 à 2.300 euros. Compte tenu des cotisations patronales, du treizième mois et du pécule de vacances, le coût supplémentaire est de 18.805 euros par salarié et par an. Une telle hausse entraînera une vague de licenciements forcés et d'aveux de faillite dont notre économie n'a pas besoin".

Pour l'UCM, l'objectif d'augmenter les plus bas revenus doit être atteint prioritairement par une réduction des charges et des impôts. "L'emploi se crée surtout dans les petites entreprises et ce sont elles les plus sensibles à la question du coût salarial. Un employeur ne peut pas dépenser plus que ce qu'il ne gagne!", conclut l'organisation des indépendants.