Le report du Brexit "signifie que le risque d'être au bord du gouffre a été évité à court terme" mais "le secteur financier devrait continuer de se préparer à toutes les éventualités possibles, y compris un Brexit désordonné", a-t-il déclaré à l'occasion des réunions de printemps du Fonds monétaire international (FMI).

L'UE a accepté mercredi soir de repousser le Brexit jusqu'au 31 octobre. La dirigeante conservatrice britannique Theresa May, qui s'était heurtée au rejet par les députés, à trois reprises, du traité de retrait de l'UE qu'elle a négocié avec Bruxelles, avait demandé à repousser la date du Brexit, d'abord prévu le 29 mars, puis le 12 avril. "La perspective de la zone euro dépend fondamentalement du rythme de croissance mondiale", a souligné Mario Draghi.

Il a en outre relevé la nécessité de poursuivre la coopération multilatérale pour réduire les frictions commerciales et atténuer les risques de perturbations importantes de l'activité économique et de la stabilité financière. De son côté, Christine Lagarde avait noté jeudi que le délai supplémentaire accordé à Londres pour organiser une sortie de Bruxelles "prolongeait l'incertitude" mais qu'il pouvait aussi permettre de mieux se préparer à toutes les options, y compris un Brexit sans accord.