"On va partir du principe qu'à l'avenir les livraisons vers l'Ouest vont baisser", a dit le président russe lors d'une réunion gouvernementale consacrée au secteur de l'énergie dans le contexte des sanctions internationales. Il faut donc "réorienter nos exports vers les marchés au Sud et à l'Est qui croissent rapidement", a-t-il ajouté.

"Les pays européens parlent constamment de se passer des approvisionnements russes et en faisant cela ils déstabilisent le marché et font monter les prix", a accusé le président russe.

"Les tentatives des pays occidentaux d'évincer les fournisseurs russes, de remplacer nos ressources énergétiques par des approvisionnements alternatifs, affecteront inévitablement l'ensemble de l'économie mondiale", a mis en garde Vladimir Poutine, assurant que "les conséquences d'une telle démarche peuvent devenir très douloureuses, et d'abord pour les initiateurs d'une telle politique".

Cet appel du président russe à développer de nouveaux débouchés pour les énergies fossiles russes - un "virage vers l'Asie" entamé il y a plusieurs années - survient alors que les Européens envisagent d'élargir leurs sanctions contre les hydrocarbures de Moscou en réaction à son intervention militaire en Ukraine.

Le pétrole et le gaz russes qui continuent de couler vers l'Europe - son premier marché - assurent d'importants revenus à Moscou.

M. Poutine n'a pas précisé à quels pays il pensait, mais la Chine, dont l'appétit en hydrocarbures ne cesse de grandir, est frontalière de la Russie. Pékin est cependant réputé comme un négociateur difficile, et la Russie cherche à voir au-delà de ce voisin.

Un embargo éventuel sur le gaz russe fait l'objet d'âpres discussions entre les Etats membres de l'UE, l'Allemagne étant l'un des principaux opposants à un arrêt immédiat de ces importations dont elle est très dépendante.

L'UE, les Etats-Unis et le Japon ont annoncé un embargo sur le charbon russe et la présidente de la Commission européenne, Ursula von der Leyen, a indiqué qu'elle proposerait l'objectif d'une indépendance de l'UE envers les énergies fossiles russes d'ici à 2027.

"On va partir du principe qu'à l'avenir les livraisons vers l'Ouest vont baisser", a dit le président russe lors d'une réunion gouvernementale consacrée au secteur de l'énergie dans le contexte des sanctions internationales. Il faut donc "réorienter nos exports vers les marchés au Sud et à l'Est qui croissent rapidement", a-t-il ajouté."Les pays européens parlent constamment de se passer des approvisionnements russes et en faisant cela ils déstabilisent le marché et font monter les prix", a accusé le président russe."Les tentatives des pays occidentaux d'évincer les fournisseurs russes, de remplacer nos ressources énergétiques par des approvisionnements alternatifs, affecteront inévitablement l'ensemble de l'économie mondiale", a mis en garde Vladimir Poutine, assurant que "les conséquences d'une telle démarche peuvent devenir très douloureuses, et d'abord pour les initiateurs d'une telle politique".Cet appel du président russe à développer de nouveaux débouchés pour les énergies fossiles russes - un "virage vers l'Asie" entamé il y a plusieurs années - survient alors que les Européens envisagent d'élargir leurs sanctions contre les hydrocarbures de Moscou en réaction à son intervention militaire en Ukraine.Le pétrole et le gaz russes qui continuent de couler vers l'Europe - son premier marché - assurent d'importants revenus à Moscou.M. Poutine n'a pas précisé à quels pays il pensait, mais la Chine, dont l'appétit en hydrocarbures ne cesse de grandir, est frontalière de la Russie. Pékin est cependant réputé comme un négociateur difficile, et la Russie cherche à voir au-delà de ce voisin. Un embargo éventuel sur le gaz russe fait l'objet d'âpres discussions entre les Etats membres de l'UE, l'Allemagne étant l'un des principaux opposants à un arrêt immédiat de ces importations dont elle est très dépendante.L'UE, les Etats-Unis et le Japon ont annoncé un embargo sur le charbon russe et la présidente de la Commission européenne, Ursula von der Leyen, a indiqué qu'elle proposerait l'objectif d'une indépendance de l'UE envers les énergies fossiles russes d'ici à 2027.