Ce qui est formidable avec cette chronique économique, c'est qu'elle permet aussi de dialoguer avec les lectrices et les lecteurs. Je me nourris quotidiennement de vos remarques. Justement, l'un de vous, avocat de métier et ami par la même occasion a attiré mon attention sur une superbe interview de Boris Akounine dans Le Point.

Boris Akounine est un romancier, essayiste, historien et l'un des meilleurs connaisseurs de la Russie à laquelle il a consacré une partie de sa vie via la rédaction d'une histoire de la Russie en 9 tomes écoulés à 2 millions d'exemplaires. Et que dit en substance Boris Akounine ? Que le vrai pouvoir capable de renverser Poutine, c'est son peuple. Pour l'instant, cet intellectuel reconnait que le pouvoir en place bénéficie de la désinformation des médias russes. Des médias qui depuis des années répètent à l'envi que la Russie est grande, que Poutine est formidable et que l'Ukraine est mauvaise. Comme il n'y a pas de médias d'opposition, c'est le seul discours audible aujourd'hui en Russie. Mais comme le dit Boris Akounine, en Russie, ils ont une expression pour dire que le changement viendra, je cite "de la bataille entre le téléviseur et le réfrigérateur ". Autrement dit, au fur et à mesure que les chaines de télévision vont être saturées de propagande pro-Poutine, au même moment, les réfrigérateurs seront de plus en plus vides. Or, dit-il, c'est exactement ce qui s'est passé dans les années 80 avec l'Union soviétique. A l'époque, les citoyens russes avaient aussi subi un lavage de cerveau complet, mais quand les frigos et les garde-mangers se sont retrouvés vides, les Russes ont enfin commencé à s'intéresser à la politique. Au départ, c'était des intellectuels dissidents, après, c'était l'homme de la rue, par centaines de milliers qui ont défilé pour réclamer un changement radical.

L'autre aspect intéressant de cette interview, c'est que Boris Akounine estime que s'il y a des sanctions économiques contre son pays, elles doivent soit détruire totalement l'économie, soit ne pas exister du tout. " Tout ce qui se trouve entre les deux ne fait qu'engendrer des sentiments de rancune" dit-il.

A ce propos, cet intellectuel russe estime que les gouvernements européens et américains sont dans la bonne voie en imposant de très lourdes sanctions. Pour lui, c'est la seule manière de "ramener une personne délirante à renouer avec la réalité". Boris Akounine termine son interview-choc en disant que le seul espoir, c'est le peuple russe. C'est le point faible de Poutine.

De notre côté, nous pouvons nous rendre individuellement moins dépendants du gaz et pétrole russes. Plutôt que de répéter "MQLFG" (mais que fait le gouvernement), nous pouvons tous réduire notre consommation d'énergie. Les uns le feront en diminuant de quelques degrés leur chauffage et d'autres en demandant à leurs employés de reprendre le chemin du télétravail. Après tout le télétravail a été très utile durant le COVID, pourquoi ne pas l'employer plus massivement pendant quelque temps encore, histoire de gagner cette guerre d'usure avec Poutine ?

Ce qui est formidable avec cette chronique économique, c'est qu'elle permet aussi de dialoguer avec les lectrices et les lecteurs. Je me nourris quotidiennement de vos remarques. Justement, l'un de vous, avocat de métier et ami par la même occasion a attiré mon attention sur une superbe interview de Boris Akounine dans Le Point. Boris Akounine est un romancier, essayiste, historien et l'un des meilleurs connaisseurs de la Russie à laquelle il a consacré une partie de sa vie via la rédaction d'une histoire de la Russie en 9 tomes écoulés à 2 millions d'exemplaires. Et que dit en substance Boris Akounine ? Que le vrai pouvoir capable de renverser Poutine, c'est son peuple. Pour l'instant, cet intellectuel reconnait que le pouvoir en place bénéficie de la désinformation des médias russes. Des médias qui depuis des années répètent à l'envi que la Russie est grande, que Poutine est formidable et que l'Ukraine est mauvaise. Comme il n'y a pas de médias d'opposition, c'est le seul discours audible aujourd'hui en Russie. Mais comme le dit Boris Akounine, en Russie, ils ont une expression pour dire que le changement viendra, je cite "de la bataille entre le téléviseur et le réfrigérateur ". Autrement dit, au fur et à mesure que les chaines de télévision vont être saturées de propagande pro-Poutine, au même moment, les réfrigérateurs seront de plus en plus vides. Or, dit-il, c'est exactement ce qui s'est passé dans les années 80 avec l'Union soviétique. A l'époque, les citoyens russes avaient aussi subi un lavage de cerveau complet, mais quand les frigos et les garde-mangers se sont retrouvés vides, les Russes ont enfin commencé à s'intéresser à la politique. Au départ, c'était des intellectuels dissidents, après, c'était l'homme de la rue, par centaines de milliers qui ont défilé pour réclamer un changement radical. L'autre aspect intéressant de cette interview, c'est que Boris Akounine estime que s'il y a des sanctions économiques contre son pays, elles doivent soit détruire totalement l'économie, soit ne pas exister du tout. " Tout ce qui se trouve entre les deux ne fait qu'engendrer des sentiments de rancune" dit-il.A ce propos, cet intellectuel russe estime que les gouvernements européens et américains sont dans la bonne voie en imposant de très lourdes sanctions. Pour lui, c'est la seule manière de "ramener une personne délirante à renouer avec la réalité". Boris Akounine termine son interview-choc en disant que le seul espoir, c'est le peuple russe. C'est le point faible de Poutine. De notre côté, nous pouvons nous rendre individuellement moins dépendants du gaz et pétrole russes. Plutôt que de répéter "MQLFG" (mais que fait le gouvernement), nous pouvons tous réduire notre consommation d'énergie. Les uns le feront en diminuant de quelques degrés leur chauffage et d'autres en demandant à leurs employés de reprendre le chemin du télétravail. Après tout le télétravail a été très utile durant le COVID, pourquoi ne pas l'employer plus massivement pendant quelque temps encore, histoire de gagner cette guerre d'usure avec Poutine ?