Cet indice permet de classer les pays du monde en fonction de critères essentiels pour la vie économique: le respect des lois (la protection de la propriété et l'évitement de la corruption), la limitation du gouvernement (le niveau des dépenses publiques et les libertés fiscales), l'efficacité de l'autorité (la liberté dans les affaires, dans les relations sociales et dans le domaine monétaire), et l'ouverture des marchés (la liberté du commerce, des investissements et dans la finance).
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Cet indice permet de classer les pays du monde en fonction de critères essentiels pour la vie économique: le respect des lois (la protection de la propriété et l'évitement de la corruption), la limitation du gouvernement (le niveau des dépenses publiques et les libertés fiscales), l'efficacité de l'autorité (la liberté dans les affaires, dans les relations sociales et dans le domaine monétaire), et l'ouverture des marchés (la liberté du commerce, des investissements et dans la finance).Cinq pays se caractérisent par le plus haut niveau de liberté économique : Hong Kong, Singapour, la Nouvelle-Zélande, la Suisse et l'Australie.A l'autre bout de la liste, là où règne la plus forte répression dans le domaine économique, on trouve, dans l'ordre, et sans surprise, la Corée du Nord, Cuba, le Venezuela, et le Zimbabwe. On ne s'étonnera pas de trouver dans le même groupe l'Iran, l'Érythrée, le Congo et la Biélorussie.On remarque d'abord que les libertés économiques favorisent la prospérité. Les cinq pays les plus libres économiquement figurent aussi clairement parmi les plus riches, et ceux où même les plus pauvres vivent le mieux. Et les pays qui sombrent en queue de liste ont la réputation méritée d'être particulièrement misérables. Les trois derniers sont dirigés suivant les bons vieux principes hérités du communisme et leur sort est celui qu'ont toujours connu les dites "démocraties populaires" : la pauvreté extrême répartie plus ou moins équitablement entre tous.Les pays européens se classent dans deux groupes. Il y a d'une part ceux qui sont mostly free (essentiellement libres), où l'on trouve l'Irlande, l'Estonie et le Royaume-Uni entre la septième et la neuvième place), mais aussi les Pays-Bas, l'Allemagne, le Luxembourg, la République tchèque, la Finlande, la Suède, l'Autriche et la Lettonie.Les autres pays se sont laissé distancer et se retrouvent simplement dans la catégorie des moderately free (modérément libres), qui est le ventre mou du classement.Avec la Pologne et l'Espagne, la Belgique s'y retrouve, à la 44e place, quand même mieux classée que le Portugal (64e), la France (75e) et l'Italie (86e).Enfin, la Grèce, dont on connaît l'échec économique patent, n'est plus qu'à la 138e place, soit au niveau du Togo, de la Guinée, du Bangladesh et du Mozambique... Tout ceci confirme encore la relation entre le niveau de liberté économique, d'une part, et la prospérité générale des habitants, d'autre part.Si la Belgique est classée de manière aussi médiocre, plus bas que la Colombie et le Botswana, c'est essentiellement en raison des scores exécrables qu'elle réalise au niveau des libertés fiscales (44,2 sur 100) et du niveau de la dépense publique (11 sur 100). Cela ne surprendra guère tous ceux qui, chaque année, observent que la Belgique ne parvient pas, ou n'essaye même pas, de réduire son niveau de taxation, ce qui impliquerait qu'elle baisse sérieusement son niveau de dépenses publiques, mais il est clair que la volonté politique n'y est pas.Il faut d'ailleurs regretter que le score global réalisé par la Belgique (68,4) a sérieusement diminué depuis 2014, année où elle atteignait presque 70. De plus, l'écart avec les "économies libres" (en moyenne 83,9) se creuse et le score atteint par la Belgique est, en points, plus proche de celui de la Kirghizistan ou du Nigeria (57,5) que de celui du Royaume-Uni (76,4).Les mauvaises performances de la Belgique en matière de libertés économiques ne se justifient pas par la lourdeur des réglementations européennes, ni par la situation géographique, puisque tous nos voisins (Royaume-Uni, Pays-Bas, Allemagne et Luxembourg), à l'exception de la France ultra-dirigiste, font beaucoup mieux que nous.Ceci suscite une question à poser à notre gouvernement : que fait-il, et que compte-t-il faire pour améliorer le niveau de la Belgique en matière de libertés économiques, ce qui est la seule manière de réellement augmenter le niveau de vie de la population ?