"Arrêtez ce débat sur les couleurs politiques", a lancé M. Timmermans à l'attention des responsables politiques, alors que les informateurs royaux Georges-Louis Bouchez et Joachim Coens doivent rendre leur rapport au Roi vendredi. "Ces derniers jours, on a vu que ça bloquait sur la couleur de la coalition alors que plusieurs défis méritent une réponse rapide. Je n'imagine pas qu'il ne soit pas possible de trouver une majorité au Parlement pour répondre à trois défis essentiels auxquels nous sommes confrontés."

Pour la FEB, ces enjeux sont la mobilité (et la conclusion d'un contrat de gestion pour la SNCB), l'énergie (et la définition d'un plan pour la constitution du futur mix énergétique) ainsi que la préservation de la compétitivité des entreprises.

Perspectives plutôt sombres pour l'activité économique

Selon l'enquête de la Fédération publiée jeudi, les entreprises sont passées de l'attentisme au pessimisme. Ainsi, le pourcentage des secteurs qui s'attendent à une baisse de l'activité dans les six prochains mois passe de 22% en mai dernier à 41% en novembre. Seuls trois secteurs économiques (14%) estiment que leurs activités vont augmenter : la construction, les bureaux d'ingénieurs et l'ICT (technologies de l'information et de la communication).

La tendance baissière du baromètre conjoncturel de la FEB est ainsi au plus bas depuis cinq ans, soit depuis la crise des dettes souveraines en Europe. Un seul secteur, celui des bureaux d'ingénieurs, évoque des perspectives de rentabilité à la hausse dans les six prochains mois.

Cette situation est surtout due, selon la FEB, à la faiblesse du commerce international, dans le contexte du Brexit et de la guerre commerciale entre les Etats-Unis et la Chine. Certains éléments intérieurs considérés comme favorables comme la conclusion d'un accord interprofessionnel (AIP) jugé "modéré" et une inflation sous contrôle ne pèsent pas suffisamment sur la rentabilité. La santé de l'économie belge reste en effet très dépendante de ses exportations, relève la Fédération.

Maintenir les investissements

Malgré tout, deux tiers des secteurs comptent maintenir leur dynamique d'investissement au cours des six prochains mois afin de répondre aux défis de la digitalisation et du verdissement de l'économie. Mais 50% d'entre eux s'attendent à une baisse des perspectives d'emploi. Ce n'est pas pour autant qu'il faut s'attendre à une explosion du chômage dans les mois à venir, relativise la FEB. Certains secteurs continuent de mettre en évidence des difficultés à trouver des profils adéquats et, la dynamique démographique du vieillissement de la population suivant son cours, des postes à pourvoir devraient se libérer par des départs à la retraite. La baisse des perspectives d'emploi devrait dès lors plutôt se traduire par un relâchement du taux de vacance d'emploi.

La croissance économique pourrait, elle, retomber de 1,3% en 2019 à 0,9% en 2020.

"Arrêtez ce débat sur les couleurs politiques", a lancé M. Timmermans à l'attention des responsables politiques, alors que les informateurs royaux Georges-Louis Bouchez et Joachim Coens doivent rendre leur rapport au Roi vendredi. "Ces derniers jours, on a vu que ça bloquait sur la couleur de la coalition alors que plusieurs défis méritent une réponse rapide. Je n'imagine pas qu'il ne soit pas possible de trouver une majorité au Parlement pour répondre à trois défis essentiels auxquels nous sommes confrontés." Pour la FEB, ces enjeux sont la mobilité (et la conclusion d'un contrat de gestion pour la SNCB), l'énergie (et la définition d'un plan pour la constitution du futur mix énergétique) ainsi que la préservation de la compétitivité des entreprises. Perspectives plutôt sombres pour l'activité économiqueSelon l'enquête de la Fédération publiée jeudi, les entreprises sont passées de l'attentisme au pessimisme. Ainsi, le pourcentage des secteurs qui s'attendent à une baisse de l'activité dans les six prochains mois passe de 22% en mai dernier à 41% en novembre. Seuls trois secteurs économiques (14%) estiment que leurs activités vont augmenter : la construction, les bureaux d'ingénieurs et l'ICT (technologies de l'information et de la communication). La tendance baissière du baromètre conjoncturel de la FEB est ainsi au plus bas depuis cinq ans, soit depuis la crise des dettes souveraines en Europe. Un seul secteur, celui des bureaux d'ingénieurs, évoque des perspectives de rentabilité à la hausse dans les six prochains mois. Cette situation est surtout due, selon la FEB, à la faiblesse du commerce international, dans le contexte du Brexit et de la guerre commerciale entre les Etats-Unis et la Chine. Certains éléments intérieurs considérés comme favorables comme la conclusion d'un accord interprofessionnel (AIP) jugé "modéré" et une inflation sous contrôle ne pèsent pas suffisamment sur la rentabilité. La santé de l'économie belge reste en effet très dépendante de ses exportations, relève la Fédération. Maintenir les investissementsMalgré tout, deux tiers des secteurs comptent maintenir leur dynamique d'investissement au cours des six prochains mois afin de répondre aux défis de la digitalisation et du verdissement de l'économie. Mais 50% d'entre eux s'attendent à une baisse des perspectives d'emploi. Ce n'est pas pour autant qu'il faut s'attendre à une explosion du chômage dans les mois à venir, relativise la FEB. Certains secteurs continuent de mettre en évidence des difficultés à trouver des profils adéquats et, la dynamique démographique du vieillissement de la population suivant son cours, des postes à pourvoir devraient se libérer par des départs à la retraite. La baisse des perspectives d'emploi devrait dès lors plutôt se traduire par un relâchement du taux de vacance d'emploi. La croissance économique pourrait, elle, retomber de 1,3% en 2019 à 0,9% en 2020.