"Vienne refuse que certains pays payent leurs fonctionnaires, financent les retraites ou le déficit avec des subventions européennes", a constaté la secrétaire d'Etat chargée des Affaires européennes, Amélie de Montchalin, en déplacement à Salzbourg.

"L'Autriche refuse aussi que la relance dure plus de trois ans", a-t-elle ajouté lors d'un échange avec des journalistes. Après avoir rencontré son homologue autrichienne Karoline Edtstadler, elle s'est toutefois félicitée que plus aucun Etat membre "ne refuse en bloc le principe même des subventions".

Les Pays-Bas, la Suède, le Danemark et l'Autriche, surnommés les "frugaux" et attachés au principe de rigueur budgétaire, avaient critiqué le plan de relance présenté le 27 mai par la Commission européenne, le plus ambitieux de l'histoire de l'Union européenne (UE) et dont l'adoption requiert l'unanimité des 27.

Bruxelles prévoit de distribuer 750 milliards d'euros: 500 milliards sous forme de subventions et 250 milliards sous forme de prêts. Vienne rejette les financements sans contrepartie, plaidant pour plus de prêts et moins de subventions, "au nom de notre responsabilité vis-à-vis des contribuables", selon le chancelier Sebastian Kurz.

Paris insiste pour que la part d'aides directes prévue dans le plan initial ne soit pas réduite. "La Chine comme les États-Unis investissent en bloc et il ne faut pas que nous prenions de retard", a expliqué Amélie de Montchalin par visioconférence depuis Salzbourg, où elle est également allée remercier l'Autriche d'avoir soigné et guéri des patients français malades du coronavirus.

La secrétaire d'État française aux Affaires européennes a annoncé qu'elle allait se rendre également lundi aux Pays-Bas pour continuer de sonder un possible terrain d'entente sur le projet de relance.

Les 27 vont à nouveau discuter de ce plan, qui serait financé par des emprunts émis par l'exécutif européen au nom de l'UE, lors du prochain sommet européen des 18 et 19 juin.

"Vienne refuse que certains pays payent leurs fonctionnaires, financent les retraites ou le déficit avec des subventions européennes", a constaté la secrétaire d'Etat chargée des Affaires européennes, Amélie de Montchalin, en déplacement à Salzbourg. "L'Autriche refuse aussi que la relance dure plus de trois ans", a-t-elle ajouté lors d'un échange avec des journalistes. Après avoir rencontré son homologue autrichienne Karoline Edtstadler, elle s'est toutefois félicitée que plus aucun Etat membre "ne refuse en bloc le principe même des subventions". Les Pays-Bas, la Suède, le Danemark et l'Autriche, surnommés les "frugaux" et attachés au principe de rigueur budgétaire, avaient critiqué le plan de relance présenté le 27 mai par la Commission européenne, le plus ambitieux de l'histoire de l'Union européenne (UE) et dont l'adoption requiert l'unanimité des 27. Bruxelles prévoit de distribuer 750 milliards d'euros: 500 milliards sous forme de subventions et 250 milliards sous forme de prêts. Vienne rejette les financements sans contrepartie, plaidant pour plus de prêts et moins de subventions, "au nom de notre responsabilité vis-à-vis des contribuables", selon le chancelier Sebastian Kurz.Paris insiste pour que la part d'aides directes prévue dans le plan initial ne soit pas réduite. "La Chine comme les États-Unis investissent en bloc et il ne faut pas que nous prenions de retard", a expliqué Amélie de Montchalin par visioconférence depuis Salzbourg, où elle est également allée remercier l'Autriche d'avoir soigné et guéri des patients français malades du coronavirus.La secrétaire d'État française aux Affaires européennes a annoncé qu'elle allait se rendre également lundi aux Pays-Bas pour continuer de sonder un possible terrain d'entente sur le projet de relance.Les 27 vont à nouveau discuter de ce plan, qui serait financé par des emprunts émis par l'exécutif européen au nom de l'UE, lors du prochain sommet européen des 18 et 19 juin.