Cette enquête, à laquelle ont collaboré environ 600 journalistes réunis au sein du Consortium international des journalistes d'investigation (ICIJ), s'appuie sur quelque 11,9 millions de documents provenant de quatorze sociétés de services financiers et a mis au jour plus de 29.000 sociétés offshore, pour certaines utilisées à des fins d'évasion fiscale.

Parmi ces documents, l'émission "Cash Investigation" s'est penchée sur des éléments comptables de la société Parnasse International, créée par l'ex-ministre socialiste français en mai 2013. Celle-ci est établie dans une zone franche du Maroc, la Casablanca Finance City (CFC), ce qui lui a permis une exonération totale d'impôt sur les sociétés pendant cinq ans puis d'un plafonnement à 8,75% par la suite, selon Cash Investigation.

D'autres documents montrent que Dominique Strauss-Kahn est par ailleurs intervenu comme consultant auprès du Maroc en 2012-2013 pour "peaufiner le cadre juridique de la CFC" et a été rémunéré 2,4 millions d'euros pour cela, rapporte "Cash Investigation" qui ne parle à aucun moment d'illégalité.

Dans un tweet, DSK a rejeté ces mises en cause. "Quand la méchanceté devient mensonge. Vos équipes de professionnels auraient pu vérifier que je suis résident fiscal marocain depuis 2013 et que j'y paye mes impôts à hauteur de 23,8 % de mes bénéfices, soit 812.000 euros pour les années 2018, 2019 et 2020", écrit-il. Sollicité par l'AFP, son avocat, Me Jean Veil, n'a pas fait de commentaire.

Après avoir été placé pendant plusieurs années sous surveillance, le Maroc est sorti début 2021 de la liste grise de l'Union européenne relative aux juridictions non coopératives à des fins fiscales. L'enquête de "Cash Investigation" pointe également la création de Parnasse Global Limited en avril 2018 aux Émirats arabes unis. Dans ce pays où il n'y a pas de registre public des entreprises, un élément d'opacité favorable à l'évasion fiscale rappelle "Cash Investigation", l'entreprise de DSK ne paie aucun impôt.

Ces deux sociétés reçoivent les honoraires de DSK pour les conférences qu'il donne dans le monde entier et ses conseils aux entreprises et aux dirigeants. Documents à l'appui, Cash Investigation affirme qu'il a notamment conseillé le président congolais Denis Sassou-Nguesso pour plaider la cause du Congo, pays très endetté, auprès du FMI.

Cette enquête, à laquelle ont collaboré environ 600 journalistes réunis au sein du Consortium international des journalistes d'investigation (ICIJ), s'appuie sur quelque 11,9 millions de documents provenant de quatorze sociétés de services financiers et a mis au jour plus de 29.000 sociétés offshore, pour certaines utilisées à des fins d'évasion fiscale.Parmi ces documents, l'émission "Cash Investigation" s'est penchée sur des éléments comptables de la société Parnasse International, créée par l'ex-ministre socialiste français en mai 2013. Celle-ci est établie dans une zone franche du Maroc, la Casablanca Finance City (CFC), ce qui lui a permis une exonération totale d'impôt sur les sociétés pendant cinq ans puis d'un plafonnement à 8,75% par la suite, selon Cash Investigation.D'autres documents montrent que Dominique Strauss-Kahn est par ailleurs intervenu comme consultant auprès du Maroc en 2012-2013 pour "peaufiner le cadre juridique de la CFC" et a été rémunéré 2,4 millions d'euros pour cela, rapporte "Cash Investigation" qui ne parle à aucun moment d'illégalité.Dans un tweet, DSK a rejeté ces mises en cause. "Quand la méchanceté devient mensonge. Vos équipes de professionnels auraient pu vérifier que je suis résident fiscal marocain depuis 2013 et que j'y paye mes impôts à hauteur de 23,8 % de mes bénéfices, soit 812.000 euros pour les années 2018, 2019 et 2020", écrit-il. Sollicité par l'AFP, son avocat, Me Jean Veil, n'a pas fait de commentaire. Après avoir été placé pendant plusieurs années sous surveillance, le Maroc est sorti début 2021 de la liste grise de l'Union européenne relative aux juridictions non coopératives à des fins fiscales. L'enquête de "Cash Investigation" pointe également la création de Parnasse Global Limited en avril 2018 aux Émirats arabes unis. Dans ce pays où il n'y a pas de registre public des entreprises, un élément d'opacité favorable à l'évasion fiscale rappelle "Cash Investigation", l'entreprise de DSK ne paie aucun impôt.Ces deux sociétés reçoivent les honoraires de DSK pour les conférences qu'il donne dans le monde entier et ses conseils aux entreprises et aux dirigeants. Documents à l'appui, Cash Investigation affirme qu'il a notamment conseillé le président congolais Denis Sassou-Nguesso pour plaider la cause du Congo, pays très endetté, auprès du FMI.