"Nous parlons, nous parlons avec de nouvelles personnes en Europe et j'espère que ce sera couronné de succès", a dit M. Trump au cours d'un point de presse commun avec le président italien Sergio Mattarella.

"Dans une guerre des tarifs douaniers avec l'Union européenne nous ne pouvons pas (nous permettre) de perdre parce qu'ils font tellement plus d'affaires que nous et c'est malheureux", a lancé le président, qui a conclu l'été dernier une trêve dans la guerre commerciale avec l'Union européenne après une rencontre avec Jean-Claude Juncker, le président de la Commission, dont il parle toujours avec admiration.

Vendredi à 00H01 (04H01 GMT) doivent entrer en vigueur des tarifs douaniers punitifs sur toute une série de produits européens d'une valeur de 7,5 milliards de dollars. Ces tarifs ont été autorisés par l'Organisation mondiale du commerce en guise de rétribution pour les subventions illégales versées à Airbus par des pays européens.

Nos produits très dur à faire rentrer, nos voitures très dur à faire rentrer

Les Européens plaidaient pour une négociation plutôt qu'une guerre commerciale puisque eux-mêmes pourront imposer dans 6 mois des tarifs douaniers pour punir les Etats-Unis d'avoir subventionné Boeing, comme le rappelait le président italien.

Mais les Européens craignent surtout que M. Trump n'impose autour de la mi-novembre une lourde taxe sur les importations de voitures européennes. Ce serait un coup très dur pour le secteur automobile allemand en particulier, même s'ils fabriquent en partie aux Etats-Unis."Si vous regardez bien ils (les Européens) ont élevé des barrières (douanières) des barrières énormes à nos activités en Europe, des barrières énormes aussi bien monétaires que ce qu'ils appellent des barrières non monétaires", a accusé le président.

"Nos produits très dur à faire rentrer, nos voitures très dur à faire rentrer", s'est indigné M. Trump quand les Européens importent leurs automobiles aisément aux Etats-Unis, et de citer Mercedes, BMW ou encore Volkswagen, les constructeurs allemands qu'il a dans le collimateur, et même le français Renault qui pourtant n'a pas de présence dans le pays.