Nele Lijnen réussit le tour de force de rassembler des personnalités aussi différentes que l'économiste Philippe Defeyt, Georges-Louis Bouchez (MR), Kristof Calvo (Groen), Grete Ramen (N-VA) et les entrepreneurs Françoise Chombar ou Noël Slangen.
...

Nele Lijnen réussit le tour de force de rassembler des personnalités aussi différentes que l'économiste Philippe Defeyt, Georges-Louis Bouchez (MR), Kristof Calvo (Groen), Grete Ramen (N-VA) et les entrepreneurs Françoise Chombar ou Noël Slangen. Cette Limbourgeoise de 38 ans, maman de deux enfants, a démarré sa carrière en suivant les pas de Roland Duchâtelet, son " père en politique ", dit-elle. Elle a débuté comme sénatrice cooptée sous le label de l'éphémère parti Vivant. Elle est aujourd'hui députée fédérale Open Vld. Pourquoi un revenu universel ? " Beaucoup de gens ne sont pas heureux de leur travail, explique-t-elle. Un revenu universel peut faire en sorte que nous ne choisissions pas notre travail uniquement pour l'argent, mais plutôt parce que ce travail nous plaît. Cela peut conduire, avec le temps, à davantage d'innovation et de bien-être, tout simplement parce que les bonnes personnes occuperont les bons postes de travail. " Nele Lijnen estime que cette allocation devrait être financée par une profonde réforme de l'Etat (comprenez une sensible réduction de la taille des services publics) et une refonte de la fiscalité. Et elle ajoute : " Au 21e siècle, un tel démantèlement (de l'ancien système) n'est pas un luxe, mais une nécessité ". Françoise Chombar, la patronne de Melexis qui a préfacé son livre, ajoute aussi un argument. Avec la digitalisation, " la seule certitude est qu'il y aura de moins en moins de jobs et que ces jobs exigeront de plus en plus de compétences techniques, technologiques, digitales ", dit-elle. Le revenu universel - entre 500 et 1.500 euros par mois, selon la proposition de Nele Lijnen - compenserait donc aussi la perte de ces salaires volés par les robots.