Personne ne sait aujourd'hui si Armand De Decker est coupable ou innocent de ce qui lui est reproché. Il est inculpé, ce qui, en droit, signifie qu'on mène une enquête sur lui, personnellement, et qu'il dispose de certains droits pour se défendre. Cela suffit à son président de parti pour exiger d'un homme au service de ce même parti depuis 40 ans, qu'il abandonne tous ses mandats, c'est-à-dire qu'il subisse une interdiction professionnelle. Ledit président fait ainsi semblant d'ignorer que l'inculpation n'est ni une condamnation, ni même une accusation, et que dans notre système judiciaire, certes imparfait, elle est décidée par un juge instructeur de manière unilatérale, sans aucune audience permettant de se défendre, et même sans nécessairement avoir dû entendre la personne inculpée. La politique est certainement le seul métier où l'on peut se retrouver, d...