D'après l'enquête, basée majoritairement sur des dizaines d'entretiens avec des chauffeurs en Allemagne, Belgique et aux Pays-Bas, ces travailleurs circulent sur les routes de l'ouest via des filiales la plupart du temps polonaises, parfois tchèques ou roumaines. Il ressort des entretiens que leurs conditions de travail sont particulièrement pénibles, les réglementations sur les temps de repos et les lois travail n'étant que rarement respectées.

Concernant leur salaire, il est difficile d'être établi avec précision mais il se situerait entre 250 et 500 euros de part fixe, soit le salaire minimum du pays où ils sont enregistrés. Un salaire fixe qui ne représente qu'une partie de la rémunération réelle, puisque s'y ajoute une indemnisation quotidienne d'environ 50 euros, quasi nette d'impôts. Une rémunération qui pose problème en cas de maladie, puisque les cotisations sociales sont calculées sur la part fixe. Selon l'office polonais chargé de délivrer les permis et licences de conduire aux chauffeurs non-européens, le phénomène est en augmentation.

En 2012, 5.000 permis du style étaient en circulation, contre plus de 60.000 en 2017, et probablement plus de 70.000 en 2018. D'après la même source, 25.000 chauffeurs sont ukrainiens, pour 5.000 biélorusses et 1.000 moldaves. La Russie et les Philippines fournissent également de nombreux chauffeurs.

"Ce n'est pas seulement dramatique sur le plan social", estime Frank Moreels, président de la Fédération européenne des travailleurs des transports (EFT). "Il y a sans doute des chauffeurs ukrainiens, moldaves ou biélorusses qui ne savent pas conduire un camion. Dans certains pays d'Europe de l'Est, il est possible d'acheter des permis et licences pour le transport de marchandises dangereuses (ADR) sous le manteau."

D'après l'enquête, basée majoritairement sur des dizaines d'entretiens avec des chauffeurs en Allemagne, Belgique et aux Pays-Bas, ces travailleurs circulent sur les routes de l'ouest via des filiales la plupart du temps polonaises, parfois tchèques ou roumaines. Il ressort des entretiens que leurs conditions de travail sont particulièrement pénibles, les réglementations sur les temps de repos et les lois travail n'étant que rarement respectées. Concernant leur salaire, il est difficile d'être établi avec précision mais il se situerait entre 250 et 500 euros de part fixe, soit le salaire minimum du pays où ils sont enregistrés. Un salaire fixe qui ne représente qu'une partie de la rémunération réelle, puisque s'y ajoute une indemnisation quotidienne d'environ 50 euros, quasi nette d'impôts. Une rémunération qui pose problème en cas de maladie, puisque les cotisations sociales sont calculées sur la part fixe. Selon l'office polonais chargé de délivrer les permis et licences de conduire aux chauffeurs non-européens, le phénomène est en augmentation. En 2012, 5.000 permis du style étaient en circulation, contre plus de 60.000 en 2017, et probablement plus de 70.000 en 2018. D'après la même source, 25.000 chauffeurs sont ukrainiens, pour 5.000 biélorusses et 1.000 moldaves. La Russie et les Philippines fournissent également de nombreux chauffeurs. "Ce n'est pas seulement dramatique sur le plan social", estime Frank Moreels, président de la Fédération européenne des travailleurs des transports (EFT). "Il y a sans doute des chauffeurs ukrainiens, moldaves ou biélorusses qui ne savent pas conduire un camion. Dans certains pays d'Europe de l'Est, il est possible d'acheter des permis et licences pour le transport de marchandises dangereuses (ADR) sous le manteau."