Le fait que les partis de la gauche réunis sous la bannière de Jean-Luc Mélenchon se retrouvent à quasi égalité avec le parti du président Macron pose question. Cette question, c'est comment Mélenchon et ses amis vont-ils financer leurs promesses électorales. On parle quand même de 250 à 300 milliards d'euros de dépenses supplémentaires. Quand on sait que la dette publique française est de taille XXL (2800 milliards d'euros), il est légitime de s'interroger s'il n'est pas suicidaire d'ajouter encore de la dette à la dette alors que les taux d'intérêt à long terme sont en train de remonter.

En Belgique, le fait que nous sommes un pays de coalitions, le fait que nous devons nous entendre entre Flamands et francophones empêche que le balancier n'aille trop à gauche ou trop à droite. Il n'empêche, la hausse des taux d'intérêt pousse aussi les Belges à s'interroger : alors moins sur notre dette publique que sur l'impact de la hausse des taux d'intérêt sur notre vie quotidienne. C'est vrai que la banque centrale a bien clairement indiqué jeudi dernier que pour juillet prochain, elle allait faire remonter ses taux d'intérêt - première hausse de 0.25% en juillet et sans doute une autre hausse de 0.5% en septembre - je parle là de taux d'intérêt à court terme, ceux qui ont une influence sur le rendement de notre compte d'épargne. En bonne logique, le rendement des livrets d'épargne devrait donc augmenter et ne pas rester scotché comme il l'est maintenant à 0.11%. Oui, c'est vrai, sauf que pour le moment la banque centrale européenne a parlé d'une remontée de ses taux d'intérêt en juillet et en septembre. Pour le moment rien n'a donc bougé.

Mes confrères du quotidien l'ECHO ont interrogé les banques belges et le résultat, c'est qu'ils nous disent que ces banques belges n'augmenteront pas leurs taux avant septembre sans doute. Cela dit, même si les banques belges doublaient le rendement actuel des comptes d'épargne, ça nous ferait une belle jambe soit dit entre nous. Eh oui, même avec un rendement de 0.25%, l'inflation reste en ce moment à 8% en Belgique. Autrement dit, le rendement réel de notre épargne reste très négatif.

Vous me direz qu'en attendant, c'est quand même étonnant, les rendements des livrets d'épargne n'ont pas encore été augmentés alors que le coût des prêts hypothécaires lui est en hausse réelle. Ca a l'air paradoxal, voire injuste, mais c'est en réalité assez normal. En effet, le rendement de nos livrets d'épargne est indexé sur les taux d'intérêt à court terme qui comme je vous l'ai dit n'ont pas encore augmenté alors que le coût des prêts hypothécaires, lui, a déjà fameusement augmenté, car il est indexé sur les taux d'intérêt à long terme. Autrement dit, les bonnes nouvelles sont retardées alors que les mauvaises sont immédiates. J'en reviens donc aux amis de Mélenchon. S'ils prennent le pouvoir au Parlement, leur programme - non financé - fera peur aux marchés financiers. Les premiers à trinquer seraient les jeunes qui ont massivement voté pour Mélenchon. Pourquoi ? Parce que la peur des marchés financiers se traduirait par une remontée très forte des taux d'intérêt français et empêcherait ces mêmes jeunes de devenir propriétaires. C'est ce qu'on appelle le coup de pied de l'âne. Cela me fait penser à une très jolie phrase de l'écrivain Jean-Edern Hallier : "si le communisme avait promis le paradis au Ciel et non sur Terre, il serait au pouvoir pour deux mille ans".

Le fait que les partis de la gauche réunis sous la bannière de Jean-Luc Mélenchon se retrouvent à quasi égalité avec le parti du président Macron pose question. Cette question, c'est comment Mélenchon et ses amis vont-ils financer leurs promesses électorales. On parle quand même de 250 à 300 milliards d'euros de dépenses supplémentaires. Quand on sait que la dette publique française est de taille XXL (2800 milliards d'euros), il est légitime de s'interroger s'il n'est pas suicidaire d'ajouter encore de la dette à la dette alors que les taux d'intérêt à long terme sont en train de remonter.En Belgique, le fait que nous sommes un pays de coalitions, le fait que nous devons nous entendre entre Flamands et francophones empêche que le balancier n'aille trop à gauche ou trop à droite. Il n'empêche, la hausse des taux d'intérêt pousse aussi les Belges à s'interroger : alors moins sur notre dette publique que sur l'impact de la hausse des taux d'intérêt sur notre vie quotidienne. C'est vrai que la banque centrale a bien clairement indiqué jeudi dernier que pour juillet prochain, elle allait faire remonter ses taux d'intérêt - première hausse de 0.25% en juillet et sans doute une autre hausse de 0.5% en septembre - je parle là de taux d'intérêt à court terme, ceux qui ont une influence sur le rendement de notre compte d'épargne. En bonne logique, le rendement des livrets d'épargne devrait donc augmenter et ne pas rester scotché comme il l'est maintenant à 0.11%. Oui, c'est vrai, sauf que pour le moment la banque centrale européenne a parlé d'une remontée de ses taux d'intérêt en juillet et en septembre. Pour le moment rien n'a donc bougé. Mes confrères du quotidien l'ECHO ont interrogé les banques belges et le résultat, c'est qu'ils nous disent que ces banques belges n'augmenteront pas leurs taux avant septembre sans doute. Cela dit, même si les banques belges doublaient le rendement actuel des comptes d'épargne, ça nous ferait une belle jambe soit dit entre nous. Eh oui, même avec un rendement de 0.25%, l'inflation reste en ce moment à 8% en Belgique. Autrement dit, le rendement réel de notre épargne reste très négatif. Vous me direz qu'en attendant, c'est quand même étonnant, les rendements des livrets d'épargne n'ont pas encore été augmentés alors que le coût des prêts hypothécaires lui est en hausse réelle. Ca a l'air paradoxal, voire injuste, mais c'est en réalité assez normal. En effet, le rendement de nos livrets d'épargne est indexé sur les taux d'intérêt à court terme qui comme je vous l'ai dit n'ont pas encore augmenté alors que le coût des prêts hypothécaires, lui, a déjà fameusement augmenté, car il est indexé sur les taux d'intérêt à long terme. Autrement dit, les bonnes nouvelles sont retardées alors que les mauvaises sont immédiates. J'en reviens donc aux amis de Mélenchon. S'ils prennent le pouvoir au Parlement, leur programme - non financé - fera peur aux marchés financiers. Les premiers à trinquer seraient les jeunes qui ont massivement voté pour Mélenchon. Pourquoi ? Parce que la peur des marchés financiers se traduirait par une remontée très forte des taux d'intérêt français et empêcherait ces mêmes jeunes de devenir propriétaires. C'est ce qu'on appelle le coup de pied de l'âne. Cela me fait penser à une très jolie phrase de l'écrivain Jean-Edern Hallier : "si le communisme avait promis le paradis au Ciel et non sur Terre, il serait au pouvoir pour deux mille ans".