"De la même façon que ces règles n'ont pas bridé notre réponse à la pandémie, elles ne doivent désormais pas nous empêcher de réaliser tous les investissements nécessaires", réclament les deux dirigeants français et italien dans une tribune parue sur le site du Financial Times.

Emmanuel Macron avait déjà annoncé le 9 décembre vouloir faire de la réforme des critères de Maastricht l'une des priorités de la présidence française de l'UE, estimant que la question du "pour ou contre le 3%" de déficit était "dépassée".

Son message, appuyé cette fois par son homologue italien, s'adresse aux pays de l'UE les plus attachés aux règles de la rigueur, dont ceux du nord de l'Europe, qui avaient exprimé des réticences avant l'adoption d'un budget de relance exceptionnel post-pandémie. Et aussi à l'Allemagne du nouveau chancelier Olaf Scholz, pour l'instant beaucoup plus réservé sur le sujet.

"Nous devons réduire notre niveau d'endettement, aucun doute n'est permis à ce sujet, mais nous ne pouvons pas espérer atteindre cet objectif en augmentant les impôts ou en réalisant des coupes insoutenables dans les dépenses sociales, ni tuer la croissance dans l'oeuf en rééquilibrant les finances publiques par un ajustement budgétaire qui ne serait pas viable", plaident les deux dirigeants.

"Nous devons disposer d'une plus grande marge de manoeuvre et pouvoir réaliser les dépenses clés nécessaires à notre avenir et à notre souveraineté. Les règles budgétaires devraient favoriser la dette créée pour financer ces investissements, qui contribuent indéniablement au bien-être des générations futures et à la croissance à long terme, étant donné que ces dépenses publiques participent de fait à la viabilité de la dette à long terme", ajoutent-ils.

Selon l'Elysée, Emmanuel Macron compte sur le sommet informel des chefs d'Etat et de Gouvernement de l'UE pour faire "une estimation quantifiée des besoins d'investissement, et des règles qui devront évoluer en conséquence dont les règles de concurrence et les règles commerciales, mais aussi les règles budgétaires européennes", "qui doivent être adaptées aux enjeux de l'époque".

Ces travaux, souhaite la présidence française, doivent impliquer tous les gouvernements de l'UE mais aussi les partenaires sociaux et la société civile, dans les prochaines semaines.

"De la même façon que ces règles n'ont pas bridé notre réponse à la pandémie, elles ne doivent désormais pas nous empêcher de réaliser tous les investissements nécessaires", réclament les deux dirigeants français et italien dans une tribune parue sur le site du Financial Times.Emmanuel Macron avait déjà annoncé le 9 décembre vouloir faire de la réforme des critères de Maastricht l'une des priorités de la présidence française de l'UE, estimant que la question du "pour ou contre le 3%" de déficit était "dépassée".Son message, appuyé cette fois par son homologue italien, s'adresse aux pays de l'UE les plus attachés aux règles de la rigueur, dont ceux du nord de l'Europe, qui avaient exprimé des réticences avant l'adoption d'un budget de relance exceptionnel post-pandémie. Et aussi à l'Allemagne du nouveau chancelier Olaf Scholz, pour l'instant beaucoup plus réservé sur le sujet. "Nous devons réduire notre niveau d'endettement, aucun doute n'est permis à ce sujet, mais nous ne pouvons pas espérer atteindre cet objectif en augmentant les impôts ou en réalisant des coupes insoutenables dans les dépenses sociales, ni tuer la croissance dans l'oeuf en rééquilibrant les finances publiques par un ajustement budgétaire qui ne serait pas viable", plaident les deux dirigeants."Nous devons disposer d'une plus grande marge de manoeuvre et pouvoir réaliser les dépenses clés nécessaires à notre avenir et à notre souveraineté. Les règles budgétaires devraient favoriser la dette créée pour financer ces investissements, qui contribuent indéniablement au bien-être des générations futures et à la croissance à long terme, étant donné que ces dépenses publiques participent de fait à la viabilité de la dette à long terme", ajoutent-ils.Selon l'Elysée, Emmanuel Macron compte sur le sommet informel des chefs d'Etat et de Gouvernement de l'UE pour faire "une estimation quantifiée des besoins d'investissement, et des règles qui devront évoluer en conséquence dont les règles de concurrence et les règles commerciales, mais aussi les règles budgétaires européennes", "qui doivent être adaptées aux enjeux de l'époque".Ces travaux, souhaite la présidence française, doivent impliquer tous les gouvernements de l'UE mais aussi les partenaires sociaux et la société civile, dans les prochaines semaines.