La raison? D'habitude, pour faire leurs prévisions, les économistes se basent sur des indices sérieux ; comme par exemple, l'évolution du prix du pétrole, ou sur des indices qui traquent le moral des ménages et des chefs d'entreprises. D'autres regardent les indices manufacturiers, ou l'indice lié au trafic maritime, aux chiffres d'affaires d'entreprises comme FeDex ou DHL,...

Mais au fil du temps, on a vu des institutions très sérieuses tenir compte des ventes d'emballages, car elles sont censées refléter les carnets de commandes des entreprises. D'autres vont jusqu'à regarder la fréquentation des restaurants, des chirurgiens esthétiques, voire des salons de coiffure... Mais s'intéresser aux ventes de sous-vêtements masculins, c'est très étonnant !

Selon le site économique BFM Business, Alan Greenspan, l'ancien président de la banque centrale américaine, qui était pourtant quelqu'un d'extrêmement sérieux, se basait sur ce genre de données à la fois bizarres et populaires pour sentir l'état de l'économie américaine. En tout cas, c'était un indice qu'il regardait avec beaucoup d'intérêt lors des années 70, période durant laquelle il dirigeait le pool de conseillers économiques de Richard Nixon.

Mais la vraie question, c'est pourquoi s'intéresser à des sous-vêtements et masculins de surcroit ? Parce que selon Alan Greenspan, les hommes considéraient cet achat comme secondaire et coûteux à l'inverse des femmes. Toujours selon lui, en période de crise ou détérioration économique, les hommes allaient garder plus longtemps leurs vieux slips. A l'inverse, ils en achèteront des nouveaux si la situation économique s'améliore. En clair, les ventes de slips seraient un indicateur avancé d'entrée ou de sortie de crise.

Les ventes de slips seraient un indicateur avancé d'entrée ou de sortie de crise.

Reste évidemment à voir si cet indice des slips est aussi pertinent que le canari dans la mine, pour reprendre la métaphore de BFM Business ? Pour mes confrères, il y a un doute, même s'il y a une certaine corrélation entre les ventes de slips et la conjoncture française par exemple.

Alors pourquoi ce bémol ? D'abord, pour une raison évidente, quand la conjoncture n'est pas très bonne, elle impacte la vente de tous les vêtements et pas seulement les slips masculins. Ensuite, parce que par rapport aux années 70, date à laquelle Alan Greenspan a scruté cet indice, les hommes ont changé - ou plutôt, c'est l'offre de slips qui a changé. Cette offre est aujourd'hui plus importante et même segmentée en termes de marques et de prix. Donc, oui, les hommes peuvent même en cas de stagnation économique craquer pour un lot de slips vendus 10 euros chez H&M ou Zara, ce qui n'existait pas dans les années 70 !

C'est bien de voir que les économistes ont une belle ouverture d'esprit dans le choix de leurs indices, mais il faut parfois savoir ne pas aller trop loin. La morale de cette chronique économique est donc simple : laissons les slips masculins à leur intimité habituelle et n'en faisons pas les ventriloques de notre situation économique !

La raison? D'habitude, pour faire leurs prévisions, les économistes se basent sur des indices sérieux ; comme par exemple, l'évolution du prix du pétrole, ou sur des indices qui traquent le moral des ménages et des chefs d'entreprises. D'autres regardent les indices manufacturiers, ou l'indice lié au trafic maritime, aux chiffres d'affaires d'entreprises comme FeDex ou DHL,... Mais au fil du temps, on a vu des institutions très sérieuses tenir compte des ventes d'emballages, car elles sont censées refléter les carnets de commandes des entreprises. D'autres vont jusqu'à regarder la fréquentation des restaurants, des chirurgiens esthétiques, voire des salons de coiffure... Mais s'intéresser aux ventes de sous-vêtements masculins, c'est très étonnant ! Selon le site économique BFM Business, Alan Greenspan, l'ancien président de la banque centrale américaine, qui était pourtant quelqu'un d'extrêmement sérieux, se basait sur ce genre de données à la fois bizarres et populaires pour sentir l'état de l'économie américaine. En tout cas, c'était un indice qu'il regardait avec beaucoup d'intérêt lors des années 70, période durant laquelle il dirigeait le pool de conseillers économiques de Richard Nixon. Mais la vraie question, c'est pourquoi s'intéresser à des sous-vêtements et masculins de surcroit ? Parce que selon Alan Greenspan, les hommes considéraient cet achat comme secondaire et coûteux à l'inverse des femmes. Toujours selon lui, en période de crise ou détérioration économique, les hommes allaient garder plus longtemps leurs vieux slips. A l'inverse, ils en achèteront des nouveaux si la situation économique s'améliore. En clair, les ventes de slips seraient un indicateur avancé d'entrée ou de sortie de crise.Reste évidemment à voir si cet indice des slips est aussi pertinent que le canari dans la mine, pour reprendre la métaphore de BFM Business ? Pour mes confrères, il y a un doute, même s'il y a une certaine corrélation entre les ventes de slips et la conjoncture française par exemple.Alors pourquoi ce bémol ? D'abord, pour une raison évidente, quand la conjoncture n'est pas très bonne, elle impacte la vente de tous les vêtements et pas seulement les slips masculins. Ensuite, parce que par rapport aux années 70, date à laquelle Alan Greenspan a scruté cet indice, les hommes ont changé - ou plutôt, c'est l'offre de slips qui a changé. Cette offre est aujourd'hui plus importante et même segmentée en termes de marques et de prix. Donc, oui, les hommes peuvent même en cas de stagnation économique craquer pour un lot de slips vendus 10 euros chez H&M ou Zara, ce qui n'existait pas dans les années 70 ! C'est bien de voir que les économistes ont une belle ouverture d'esprit dans le choix de leurs indices, mais il faut parfois savoir ne pas aller trop loin. La morale de cette chronique économique est donc simple : laissons les slips masculins à leur intimité habituelle et n'en faisons pas les ventriloques de notre situation économique !