Au total, les migrants devraient envoyer 630 milliards de dollars, précisent les auteurs du rapport.

"Les flux d'envois de fonds vers de nombreux pays d'Asie centrale, dont la principale source est la Russie, chuteront probablement de façon spectaculaire", a prévenu l'institution de Washington qui publie deux fois par an ce rapport.

"Ces déclins, combinés à la hausse des prix des denrées alimentaires, des engrais et du pétrole, sont susceptibles d'accroître les risques pour la sécurité alimentaire et d'exacerber la pauvreté dans nombre de ces pays", ajoute-t-elle.

"La crise ukrainienne a détourné l'attention (...) des autres régions en développement", note Dilip Ratha, auteur principal du rapport cité dans un communiqué. Mais il observe qu'il y a une prise de conscience du besoin de soutenir "les communautés" qui ont reçu un afflux "massif de migrants".

Il recommande "la création d'un mécanisme de financement" pour soutenir ces pays et régions concernées.

Comme dans les rapports précédents, la Banque mondiale épingle les coûts excessifs de ces transferts d'argent.

"A l'échelle mondiale, le coût moyen pour l'envoi de 200 dollars était de 6% au quatrième trimestre 2021, soit le double de l'objectif de 3%", selon la base de données de la Banque mondiale.

L'institution souligne qu'il est moins cher d'envoyer de l'argent en Asie du Sud (4,3%). Les coûts les plus élevés sont a contrario pour les transferts à destination de l'Afrique subsaharienne (7,8%).

Enfin, elle note que les coûts d'envoi d'argent vers l'Ukraine sont élevés: 7,1% depuis la République tchèque, 6,5% depuis l'Allemagne, 5,9 % depuis la Pologne et 5,2% depuis les États-Unis.

Au total, les migrants devraient envoyer 630 milliards de dollars, précisent les auteurs du rapport. "Les flux d'envois de fonds vers de nombreux pays d'Asie centrale, dont la principale source est la Russie, chuteront probablement de façon spectaculaire", a prévenu l'institution de Washington qui publie deux fois par an ce rapport. "Ces déclins, combinés à la hausse des prix des denrées alimentaires, des engrais et du pétrole, sont susceptibles d'accroître les risques pour la sécurité alimentaire et d'exacerber la pauvreté dans nombre de ces pays", ajoute-t-elle. "La crise ukrainienne a détourné l'attention (...) des autres régions en développement", note Dilip Ratha, auteur principal du rapport cité dans un communiqué. Mais il observe qu'il y a une prise de conscience du besoin de soutenir "les communautés" qui ont reçu un afflux "massif de migrants". Il recommande "la création d'un mécanisme de financement" pour soutenir ces pays et régions concernées. Comme dans les rapports précédents, la Banque mondiale épingle les coûts excessifs de ces transferts d'argent. "A l'échelle mondiale, le coût moyen pour l'envoi de 200 dollars était de 6% au quatrième trimestre 2021, soit le double de l'objectif de 3%", selon la base de données de la Banque mondiale. L'institution souligne qu'il est moins cher d'envoyer de l'argent en Asie du Sud (4,3%). Les coûts les plus élevés sont a contrario pour les transferts à destination de l'Afrique subsaharienne (7,8%). Enfin, elle note que les coûts d'envoi d'argent vers l'Ukraine sont élevés: 7,1% depuis la République tchèque, 6,5% depuis l'Allemagne, 5,9 % depuis la Pologne et 5,2% depuis les États-Unis.