Les syndicats soulignent que la crise sanitaire a creusé les inégalités mais que les organisations patronales "n'ont toujours pas compris l'importance de la concertation sociale". D'après eux, le patronat refuse de remettre à temps un avis commun sur l'enveloppe bien-être, négociée tous les deux ans.

Cette enveloppe contient un budget fixe qui permet aux interlocuteurs sociaux, après validation par le gouvernement fédéral, d'augmenter certaines allocations au-delà de l'indexation normale (chômage, pensions, indemnités de maladie et d'invalidité, indemnités en cas d'accident du travail et de maladie professionnelle). "Les employeurs préfèrent une fois de plus lier ce débat aux négociations de l'accord interprofessionnel (AIP) 2021-2022, ce qui réduit fortement les chances d'aboutir à un vrai progrès social pour les travailleurs et travailleuses", déplore le front commun syndical. Les négociations sur l'AIP ne pourront débuter que début 2021.

Les syndicats demandent donc au futur gouvernement une pension minimum légale à 1.500 euros net par mois, le maintien du gel de la dégressivité des allocations de chômage et d'insertion (y compris pour les artistes) ainsi qu'un refinancement de la sécurité sociale, des services publics et des soins de santé. Les allocations sociales ne peuvent par ailleurs pas se trouver sous le seuil de pauvreté, ajoutent-ils.

Les différents rassemblements de militants programmés le 28 septembre respecteront les règles de lutte contre le coronavirus, soulignent les syndicats. Ils prévoient des prises de parole, notamment à La Louvière où le président de la FGTB Thierry Bodson tiendra un discours.

A Bruxelles, une mobilisation de 400 personnes ainsi que différentes actions sont prévues place Victor Horta, près de la gare du Midi, à partir de 09h30. Les syndicats ont d'ailleurs communiqué à la direction de la Stib leur décision de couvrir le mouvement. Les conséquences sur la circulation des véhicules de la société de transport sont cependant difficiles à estimer.

Le réseau de la Stib perturbé par les actions syndicales

Le réseau de la Stib est perturbé ce lundi en raison des actions menées dans tout le pays par la FGTB, la CSC et la CGSLB pour réclamer une hausse des allocations sociales.

Les lignes de métro 1, 2 et 5 circulent mais sont exploitées à fréquence réduite, tout comme les lignes de tram 3, 4, 7, 8, 9, 51, 82, 92 et 97 ainsi que celles des bus 36, 46, 47, 50, 53, 58, 59, 65, 71, 78, 87, 88, 89 et 95, indique la Stib sur Twitter. Les autres lignes ne roulent pas.

Les syndicats soulignent que la crise sanitaire a creusé les inégalités mais que les organisations patronales "n'ont toujours pas compris l'importance de la concertation sociale". D'après eux, le patronat refuse de remettre à temps un avis commun sur l'enveloppe bien-être, négociée tous les deux ans. Cette enveloppe contient un budget fixe qui permet aux interlocuteurs sociaux, après validation par le gouvernement fédéral, d'augmenter certaines allocations au-delà de l'indexation normale (chômage, pensions, indemnités de maladie et d'invalidité, indemnités en cas d'accident du travail et de maladie professionnelle). "Les employeurs préfèrent une fois de plus lier ce débat aux négociations de l'accord interprofessionnel (AIP) 2021-2022, ce qui réduit fortement les chances d'aboutir à un vrai progrès social pour les travailleurs et travailleuses", déplore le front commun syndical. Les négociations sur l'AIP ne pourront débuter que début 2021. Les syndicats demandent donc au futur gouvernement une pension minimum légale à 1.500 euros net par mois, le maintien du gel de la dégressivité des allocations de chômage et d'insertion (y compris pour les artistes) ainsi qu'un refinancement de la sécurité sociale, des services publics et des soins de santé. Les allocations sociales ne peuvent par ailleurs pas se trouver sous le seuil de pauvreté, ajoutent-ils. Les différents rassemblements de militants programmés le 28 septembre respecteront les règles de lutte contre le coronavirus, soulignent les syndicats. Ils prévoient des prises de parole, notamment à La Louvière où le président de la FGTB Thierry Bodson tiendra un discours. A Bruxelles, une mobilisation de 400 personnes ainsi que différentes actions sont prévues place Victor Horta, près de la gare du Midi, à partir de 09h30. Les syndicats ont d'ailleurs communiqué à la direction de la Stib leur décision de couvrir le mouvement. Les conséquences sur la circulation des véhicules de la société de transport sont cependant difficiles à estimer.Le réseau de la Stib perturbé par les actions syndicales Le réseau de la Stib est perturbé ce lundi en raison des actions menées dans tout le pays par la FGTB, la CSC et la CGSLB pour réclamer une hausse des allocations sociales.Les lignes de métro 1, 2 et 5 circulent mais sont exploitées à fréquence réduite, tout comme les lignes de tram 3, 4, 7, 8, 9, 51, 82, 92 et 97 ainsi que celles des bus 36, 46, 47, 50, 53, 58, 59, 65, 71, 78, 87, 88, 89 et 95, indique la Stib sur Twitter. Les autres lignes ne roulent pas.