Respectant ce qui est devenu une tradition, il a invité à dîner dans un hôtel de la petite ville suisse quelques dizaines de participants du Forum économique mondial, dont des journalistes, pour leur livrer sa vision du monde, où cette année les risques sont nombreux.

"L'Union européenne est en train de tomber en morceaux" du fait de la crise migratoire, a assuré M. Soros. "C'est la panique dans la politique d'accueil de l'Europe", car "nous avons passé le point de bascule au-delà duquel l'afflux (de migrants) baisse la capacité d'intégration des pays".

Dans cette "panique", c'est "chacun pour soit, et dans ces conditions je ne peux pas blâmer Viktor Orban d'essayer de protéger ses frontières", a affirmé le financier né à Budapest, tout en précisant qu'il convenait de le blâmer pour refuser de participer à une politique d'accueil commune.

Vêtu d'un costume bleu, assis sur une estrade et répondant à une journaliste de Bloomberg qui retransmettait l'évènement, il a estimé qu'Angela Merkel y avait perdu son capital politique.

La Chancelière "a réalisé que la vague migratoire pouvait faire exploser l'Europe". "Elle a joué son capital politique et l'a perdu parce que son geste d'ouverture de l'Allemagne n'a pas été bien préparé".

La Russie, elle, "est dans une situation très fragile", et menace aussi de "s'effondrer", a-t-il assuré, le tout étant de savoir qui de l'UE ou de la Russie s'effondrera la première, a dit M. Soros, qui est un soutien du gouvernement ukrainien contre Moscou.

La ministre ukrainienne des Finances Natalie Jaresko était d'ailleurs dans l'assistance, qui dînait de salade de crudités, de volaille et pouvait déguster du vin rouge d'Espagne.

L'économie mondiale est elle sous la menace d'une déflation généralisée, notamment du fait du ralentissement de l'économie chinoise.

L'atterrissage brutal chinois "est arrivé. Je ne l'attends pas, je l'observe. Mais la Chine a les ressources pour le gérer et a plus de marge de manoeuvre que beaucoup d'autres pays".

Cela vient alimenter le risque déflationniste, déjà élevé du fait de la baisse des matières premières et des dévaluations compétitives, a estimé le milliardaire de sa voix d'octogénaire, parfois hésitante.

Aux Etats-Unis, M. Soros a critiqué la remontée des taux de la Réserve fédérale, "un an trop tard (...) quand l'économie américaine ralentissait déjà à cause de la déflation".

Concernant les élections américaines, ce partisan de la candidate démocrate Hillary Clinton a affirmé que le candidat républicain à la primaire Donald Trump, son rival Ted Cruz et les autres, en surfant sur l'alarmisme et la "peur de la mort", "faisaient le boulot de l'Etat islamique".

Respectant ce qui est devenu une tradition, il a invité à dîner dans un hôtel de la petite ville suisse quelques dizaines de participants du Forum économique mondial, dont des journalistes, pour leur livrer sa vision du monde, où cette année les risques sont nombreux."L'Union européenne est en train de tomber en morceaux" du fait de la crise migratoire, a assuré M. Soros. "C'est la panique dans la politique d'accueil de l'Europe", car "nous avons passé le point de bascule au-delà duquel l'afflux (de migrants) baisse la capacité d'intégration des pays".Dans cette "panique", c'est "chacun pour soit, et dans ces conditions je ne peux pas blâmer Viktor Orban d'essayer de protéger ses frontières", a affirmé le financier né à Budapest, tout en précisant qu'il convenait de le blâmer pour refuser de participer à une politique d'accueil commune. Vêtu d'un costume bleu, assis sur une estrade et répondant à une journaliste de Bloomberg qui retransmettait l'évènement, il a estimé qu'Angela Merkel y avait perdu son capital politique.La Chancelière "a réalisé que la vague migratoire pouvait faire exploser l'Europe". "Elle a joué son capital politique et l'a perdu parce que son geste d'ouverture de l'Allemagne n'a pas été bien préparé".La Russie, elle, "est dans une situation très fragile", et menace aussi de "s'effondrer", a-t-il assuré, le tout étant de savoir qui de l'UE ou de la Russie s'effondrera la première, a dit M. Soros, qui est un soutien du gouvernement ukrainien contre Moscou. La ministre ukrainienne des Finances Natalie Jaresko était d'ailleurs dans l'assistance, qui dînait de salade de crudités, de volaille et pouvait déguster du vin rouge d'Espagne.L'économie mondiale est elle sous la menace d'une déflation généralisée, notamment du fait du ralentissement de l'économie chinoise.L'atterrissage brutal chinois "est arrivé. Je ne l'attends pas, je l'observe. Mais la Chine a les ressources pour le gérer et a plus de marge de manoeuvre que beaucoup d'autres pays".Cela vient alimenter le risque déflationniste, déjà élevé du fait de la baisse des matières premières et des dévaluations compétitives, a estimé le milliardaire de sa voix d'octogénaire, parfois hésitante.Aux Etats-Unis, M. Soros a critiqué la remontée des taux de la Réserve fédérale, "un an trop tard (...) quand l'économie américaine ralentissait déjà à cause de la déflation".Concernant les élections américaines, ce partisan de la candidate démocrate Hillary Clinton a affirmé que le candidat républicain à la primaire Donald Trump, son rival Ted Cruz et les autres, en surfant sur l'alarmisme et la "peur de la mort", "faisaient le boulot de l'Etat islamique".