Les Etats-Unis, la Commission européenne, l'Allemagne, la France, l'Italie, le Royaume-Uni et le Canada ont annoncé samedi soir dans un communiqué conjoint le lancement "la semaine prochaine d'un groupe de travail transatlantique".

Ce groupe aura pour mission de "s'assurer de la mise en oeuvre effective des sanctions financières" décidées par les Occidentaux "en identifiant et en gelant les actifs des personnes et entités visées".

Les puissances occidentales veulent également travailler avec d'autres Etats pour "détecter et perturber la circulation des biens mal acquis et empêcher ces individus de cacher leurs actifs à travers le monde".

Le fondateur britannique du fonds d'investissement Hermitage Capital Bill Browder, qui fait campagne contre la corruption et pour l'adoption d'une loi sanctionnant les individus accusés de violations des droits humains, approuve cette initiative.

"Le moyen le plus direct de punir (le président russe) Vladimir Poutine pour avoir déclenché cette guerre est de sanctionner les oligarques", dont beaucoup conservent de l'argent pour son compte, a-t-il affirmé à l'AFP, mettant néanmoins en garde contre les recours juridiques contre l'application de ces mesures.

Pour Duncan Hames, un responsable de la section britannique de l'ONG anticorruption Transparency International, "cette déclaration commune est la première qui semble conjuguer à la fois une compréhension cohérente du problème et la capacité à fédérer un nombre respectable d'économies majeures pour y répondre".

- Paradis fiscaux -

Avant même ce communiqué, l'un des plus célèbres oligarques, Roman Abramovitch, annonçait céder le contrôle de Chelsea aux administrateurs du club de football londonien qu'il possède depuis 2003, dans "le meilleur intérêt du club".

Le milliardaire russe d'origine ukrainienne Mikhaïl Fridman a pour sa part dénoncé la guerre en Ukraine dans une lettre aux employés de son fonds LetterOne, une "tragédie" qui va selon lui "ravager" les deux pays, tout en assurant se garder de toute prise de position politique.

Mais Bill Browder estime que les états d'âme des élites économiques russes auront peu d'influence sur Vladimir Poutine: "Il n'a peur ni des oligarques ni de son peuple, il dirige une dictature".

Parmi leur arsenal de mesures contre les oligarques, les pays occidentaux ont également prévu de "restreindre la délivrance de +passeports dorés+ permettant à des Russes fortunés proches du régime" d'obtenir la nationalité d'un d'entre eux et d'accéder à leurs systèmes financiers.

L'identification des biens des personnes visées par des sanctions risque de se heurter à "l'usage répandu de paradis fiscaux offshore pour dissimuler la propriété des actifs même dans des endroits comme Londres", prévient Duncan Hames.

Mais Bill Browder estime que "si une banque détient de l'argent appartenant à un oligarque, elle le sait (...) parce que cet oligarque a dû le révéler" et s'expose donc juridiquement si elle continue à effectuer des transactions pour son compte.

A terme, indique Duncan Hames, de Transparency International, la capacité des oligarques à soustraire à la vigilance des Etats leurs possessions dissimulées "dépendra du niveau de complicité de leurs facilitateurs, de leurs fournisseurs de services financiers pour leur permettre de contourner les sanctions".

Les Etats-Unis, la Commission européenne, l'Allemagne, la France, l'Italie, le Royaume-Uni et le Canada ont annoncé samedi soir dans un communiqué conjoint le lancement "la semaine prochaine d'un groupe de travail transatlantique".Ce groupe aura pour mission de "s'assurer de la mise en oeuvre effective des sanctions financières" décidées par les Occidentaux "en identifiant et en gelant les actifs des personnes et entités visées".Les puissances occidentales veulent également travailler avec d'autres Etats pour "détecter et perturber la circulation des biens mal acquis et empêcher ces individus de cacher leurs actifs à travers le monde".Le fondateur britannique du fonds d'investissement Hermitage Capital Bill Browder, qui fait campagne contre la corruption et pour l'adoption d'une loi sanctionnant les individus accusés de violations des droits humains, approuve cette initiative."Le moyen le plus direct de punir (le président russe) Vladimir Poutine pour avoir déclenché cette guerre est de sanctionner les oligarques", dont beaucoup conservent de l'argent pour son compte, a-t-il affirmé à l'AFP, mettant néanmoins en garde contre les recours juridiques contre l'application de ces mesures.Pour Duncan Hames, un responsable de la section britannique de l'ONG anticorruption Transparency International, "cette déclaration commune est la première qui semble conjuguer à la fois une compréhension cohérente du problème et la capacité à fédérer un nombre respectable d'économies majeures pour y répondre".Avant même ce communiqué, l'un des plus célèbres oligarques, Roman Abramovitch, annonçait céder le contrôle de Chelsea aux administrateurs du club de football londonien qu'il possède depuis 2003, dans "le meilleur intérêt du club".Le milliardaire russe d'origine ukrainienne Mikhaïl Fridman a pour sa part dénoncé la guerre en Ukraine dans une lettre aux employés de son fonds LetterOne, une "tragédie" qui va selon lui "ravager" les deux pays, tout en assurant se garder de toute prise de position politique.Mais Bill Browder estime que les états d'âme des élites économiques russes auront peu d'influence sur Vladimir Poutine: "Il n'a peur ni des oligarques ni de son peuple, il dirige une dictature".Parmi leur arsenal de mesures contre les oligarques, les pays occidentaux ont également prévu de "restreindre la délivrance de +passeports dorés+ permettant à des Russes fortunés proches du régime" d'obtenir la nationalité d'un d'entre eux et d'accéder à leurs systèmes financiers.L'identification des biens des personnes visées par des sanctions risque de se heurter à "l'usage répandu de paradis fiscaux offshore pour dissimuler la propriété des actifs même dans des endroits comme Londres", prévient Duncan Hames.Mais Bill Browder estime que "si une banque détient de l'argent appartenant à un oligarque, elle le sait (...) parce que cet oligarque a dû le révéler" et s'expose donc juridiquement si elle continue à effectuer des transactions pour son compte.A terme, indique Duncan Hames, de Transparency International, la capacité des oligarques à soustraire à la vigilance des Etats leurs possessions dissimulées "dépendra du niveau de complicité de leurs facilitateurs, de leurs fournisseurs de services financiers pour leur permettre de contourner les sanctions".