Si l'on veut traquer les terroristes, on doit enquêter sur leur financement. Dans notre pays, c'est le domaine de la CTIF, le dispositif préventif belge de lutte contre le blanchiment d'argent d'origine criminelle et le financement du terrorisme.

Entre 2012 et 2014 le nombre de dossiers liés au terrorisme est passé de 19 à 37. Et les montants concernés ont grimpé de 6,8 à 21,9 millions millions d'euros. Plus que le triple. "Attention, il ne s'agit pas du montant saisi : ce sont les flux financiers que nous cartographions et que nous transmettons au parquet", clarifie Kris Meskens, secrétaire général de la CTIF et responsable de la cellule d'enquête. Le schéma des flux financiers dans les dossiers transmis pour financement du terrorisme est repris ci-dessous.

Selon la CTIF, cette augmentation résulte entres autres de la problématique des combattants étrangers - notamment de Belgique - partis en zones de conflits. Les chiffres pour 2015 ne sont pas encore connus. "Mais la tendance croissante se poursuit clairement cette année", souligne Kris Meskens.

Rapport d'activité 2014 du CTIF
© Rapport d'activité 2014 du CTIF
Si l'on veut traquer les terroristes, on doit enquêter sur leur financement. Dans notre pays, c'est le domaine de la CTIF, le dispositif préventif belge de lutte contre le blanchiment d'argent d'origine criminelle et le financement du terrorisme. Entre 2012 et 2014 le nombre de dossiers liés au terrorisme est passé de 19 à 37. Et les montants concernés ont grimpé de 6,8 à 21,9 millions millions d'euros. Plus que le triple. "Attention, il ne s'agit pas du montant saisi : ce sont les flux financiers que nous cartographions et que nous transmettons au parquet", clarifie Kris Meskens, secrétaire général de la CTIF et responsable de la cellule d'enquête. Le schéma des flux financiers dans les dossiers transmis pour financement du terrorisme est repris ci-dessous.Selon la CTIF, cette augmentation résulte entres autres de la problématique des combattants étrangers - notamment de Belgique - partis en zones de conflits. Les chiffres pour 2015 ne sont pas encore connus. "Mais la tendance croissante se poursuit clairement cette année", souligne Kris Meskens.