Depuis que le SPF Économie a mis en ligne le "Brexit impact scan", 5.451 entreprises ont sollicité cet outil, dont 4.146 PME flamandes et à peine 1.305 francophones. Quatre sociétés sur cinq étaient donc flamandes, traduisant un déséquilibre entre le nord et le sud du pays.

Certes, "les entreprises les plus impactées sont situées en Flandre et à Bruxelles", commente Kris Peeters, alors que pas moins de 85% des entreprises belges exportatrices vers l'île sont flamandes.

Pour autant, ce n'est pas une raison pour que les entreprises francophones ne s'interrogent pas sur l'impact d'un "no deal". "Je comprends qu'un entrepreneur wallon ne se sente pas, à première vue, impacté. Mais c'est important pour lui qu'il consulte le 'Brexit impact scan'. On pense trop vite qu'on est à l'abri", avise le ministre. Il recommande aux entreprises du pays à se préparer au scénario d'un "no deal".

En raison de l'interdépendance des tissus économiques régionaux, un Brexit dur touchant la Flandre aura nécessairement des conséquences sur la Wallonie.