Les éoliennes ? Pratiquement tout le monde est d'accord pour qu'on en installe, pourvu qu'elles le soient chez le voisin...
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Les éoliennes ? Pratiquement tout le monde est d'accord pour qu'on en installe, pourvu qu'elles le soient chez le voisin... A peine intronisée, Zuhal Demir, la nouvelle ministre en charge de l'Energie, doit affronter un véritable tsunami de bourgmestres venus plaider la cause de leur commune. Actuellement, la décision d'implanter une éolienne relève en effet de la Province et de la Région. Les communes peuvent certes donner leur avis mais il n'est pas contraignant. Politiquement, c'est pratique, surtout en période électorale : ces communes peuvent se montrer à peu de frais solidaires de leurs habitants lorsque ces derniers se mobilisent contre l'une ou l'autre implantation. Mais une petite phrase insérée en page 219 de l'accord de gouvernement pourrait tout changer : elle envisage de transférer le pouvoir de décision de cette matière aux pouvoirs locaux. Rapprocher le processus de décision du citoyen en laissant ceux qui sont directement concernés se mettre d'accord entre eux ? L'idée est louable mais ne fait pas que des heureux. Un cadeau empoisonné, estime plus d'un bourgmestre. Nous ne possédons ni le personnel, ni l'expertise nécessaire, déplorent-ils. D'autant qu'il leur faut appliquer une législation imprécise sur laquelle ils disent n'avoir aucune prise. Leefbare Energie Vlaanderen (LEV), une plate-forme qui milite à la fois pour le respect de l'environnement et de la santé des populations, va plus loin et qualifie la réglementation flamande actuelle de " chaotique " et, au demeurant, totalement dépassée dans la mesure où elle a été élaborée lorsque les éoliennes ne dépassaient pas 30 mètres. Elles sont aujourd'hui quatre fois plus hautes, constate Leefbare Energie Vlaanderen, de sorte que tous les modèles élaborés à l'époque, notamment en matière de diffusion des bruits, sont à revoir.