Dans les premiers échanges en Asie, le Brent est monté, sur la base d'informations sur des discussions entre producteurs, et le brut américain West Texas Intermediate (WTI) était lui aussi à la hausse. Mais la tendance s'est soudainement inversée.

Le Brent a perdu 12,31% à 16,98 dollars le baril. Et le WTI pour livraison en juin, qui avait rebondi que quelque 20% à l'ouverture, était dans l'après-midi en baisse de 5% à 11 dollars le baril.

"Le sentiment morose va certainement maintenir les prix au plancher sur le court terme, jusqu'à ce qu'on voie la lumière au bout du tunnel avec la reprise progressive des activités économiques à l'arrêt partout à travers le monde", a commenté Jingyi Pan, stratégiste chez IG.

Le chaos sur le marché du brut "reflète simplement l'idée sous-jacente qu'il y a pas de demande pour le pétrole physique et qu'il n'y a aucun endroit pour le stocker", a déclaré Stephen Innes, d'Axicorp. Pour lui, "la déception qui a suivi le nouvel accord (sur une réduction de la production) continue à résonner, et répondre à cette protestation pourrait être la seule chose qui permettrait de faire repartir les prix du pétrole à court terme, en l'absence d'indices d'un redressement de la demande".

La crise sur le marché du brut déclenchée par la pandémie a été aggravée par une guerre des prix entre la Russie et l'Arabie saoudite, et bien que les deux pays aient mis fin à leur dispute et se soient finalement joints aux autres producteurs pour conclure un accord sur une réduction de 10 millions de barils par jour, cela n'a pas suffi à calmer la situation.

Stephen Innes a ajouté que la crise pétrolière "a des connotations négatives sur d'autres secteurs du marché, notamment les banques, étant donné leur haut niveau d'exposition aux producteurs américains de pétrole de schiste".

Le marché du pétrole est ravagé par les restrictions mises en place un peu partout dans le monde pour enrayer la propagation du Covid-19. Avec des transports fortement limités et de nombreuses usines à l'arrêt, la demande en énergie s'est effondrée. Les raffineries ont nettement ralenti leur cadence et n'achètent plus autant de brut.

Le prix du baril de WTI pour livraison en mai, dont la négociation a expiré mardi, était tombé lundi pour la première fois en territoire négatif, les investisseurs en étant réduits à payer les acheteurs pour écouler leur brut au risque de se retrouver avec des barils dans leur arrière-cour.

Dans les premiers échanges en Asie, le Brent est monté, sur la base d'informations sur des discussions entre producteurs, et le brut américain West Texas Intermediate (WTI) était lui aussi à la hausse. Mais la tendance s'est soudainement inversée. Le Brent a perdu 12,31% à 16,98 dollars le baril. Et le WTI pour livraison en juin, qui avait rebondi que quelque 20% à l'ouverture, était dans l'après-midi en baisse de 5% à 11 dollars le baril. "Le sentiment morose va certainement maintenir les prix au plancher sur le court terme, jusqu'à ce qu'on voie la lumière au bout du tunnel avec la reprise progressive des activités économiques à l'arrêt partout à travers le monde", a commenté Jingyi Pan, stratégiste chez IG. Le chaos sur le marché du brut "reflète simplement l'idée sous-jacente qu'il y a pas de demande pour le pétrole physique et qu'il n'y a aucun endroit pour le stocker", a déclaré Stephen Innes, d'Axicorp. Pour lui, "la déception qui a suivi le nouvel accord (sur une réduction de la production) continue à résonner, et répondre à cette protestation pourrait être la seule chose qui permettrait de faire repartir les prix du pétrole à court terme, en l'absence d'indices d'un redressement de la demande". La crise sur le marché du brut déclenchée par la pandémie a été aggravée par une guerre des prix entre la Russie et l'Arabie saoudite, et bien que les deux pays aient mis fin à leur dispute et se soient finalement joints aux autres producteurs pour conclure un accord sur une réduction de 10 millions de barils par jour, cela n'a pas suffi à calmer la situation. Stephen Innes a ajouté que la crise pétrolière "a des connotations négatives sur d'autres secteurs du marché, notamment les banques, étant donné leur haut niveau d'exposition aux producteurs américains de pétrole de schiste". Le marché du pétrole est ravagé par les restrictions mises en place un peu partout dans le monde pour enrayer la propagation du Covid-19. Avec des transports fortement limités et de nombreuses usines à l'arrêt, la demande en énergie s'est effondrée. Les raffineries ont nettement ralenti leur cadence et n'achètent plus autant de brut. Le prix du baril de WTI pour livraison en mai, dont la négociation a expiré mardi, était tombé lundi pour la première fois en territoire négatif, les investisseurs en étant réduits à payer les acheteurs pour écouler leur brut au risque de se retrouver avec des barils dans leur arrière-cour.