Cette dégringolade est la conséquence du plongeon des prix du brut après l'échec vendredi de négociations entre l'Organisation des pays exportateurs de pétrole (Opep) et la Russie sur des réductions de production pour soutenir les prix affectés par l'épidémie de nouveau coronavirus et faire face à une baisse de la demande mondiale.

En réponse, l'Arabie saoudite, premier exportateur mondial de brut, a entamé une guerre des prix en procédant dimanche à sa plus grande réduction en une vingtaine d'années.

Les cours du pétrole sur l'ensemble du continent asiatique se sont effondrés de plus de 30% lundi matin, leur chute la plus sévère depuis la guerre du Golfe de 1991, après la décision saoudienne.

A la mi-journée, la Bourse de Ryad, la plus importante du Golfe, dévissait de 7,9%.

Le titre de Saudi Aramco, géant pétrolier qui pompe plus de 9 millions de barils par jour, perdait 9%, son prix s'enfonçant bien en dessous de celui de son introduction en Bourse (32 riyals) en grande pompe en décembre.

Ces deux derniers jours, la valorisation d'Aramco, plus grande entreprise cotée au monde, a perdu 320 milliards de dollars. Sa capitalisation boursière s'élève désormais à environ 1.440 milliards de dollars, bien en dessous des 2.000 milliards de dollars un temps visés par le royaume.

- Koweït, Dubaï, Abou Dhabi, Oman... -

L'indice principal de la place du Koweït, Premier Index, a dégringolé de 10,3% et les échanges y ont été suspendus pour le deuxième jour consécutif, tandis que l'indice All-Shares a chuté de 8,9%.

Dans le Golfe, les échanges sont automatiquement suspendus quand un titre ou l'ensemble de la Bourse chutent de 10% ou augmentent de 15%.

La place de Dubaï a dévissé de 8,4%, atteignant son plus bas niveau depuis sept ans, mais les autorités ont suspendu les échanges pour la majorité des principales valeurs après qu'elles eurent perdu 10%.

La Bourse d'Abou Dhabi a dévissé de 8,6%, atteignant son plus bas niveau en quatre ans, tandis que la place du Qatar a chuté de 9,4%.

Les marchés financiers, moins importants, d'Oman et de Bahreïn ont chuté respectivement de 5,6% et 4,9%.

Les Bourses des pays du Golfe avaient déjà plongé dimanche, premier jour de la semaine, accusant des pertes se chiffrant en dizaines de milliards de dollars.

Ces pays dépendent du pétrole pour 70 à 90% de leurs recettes publiques et se démenaient déjà pour faire face à la baisse des prix afin de combler leur déficit budgétaire.

Les discussions entre l'Opep et ses alliés, la Russie en tête, portaient sur une réduction supplémentaire de 1,5 million de barils par jour qui se serait ajoutée aux réductions décidées dès 2017 et reconduites depuis par le cartel et ses partenaires pour soutenir les prix.

Mais la Russie, deuxième producteur mondial après l'Arabie saoudite, a refusé de baisser davantage sa production.

En réponse, Ryad a réduit son prix pour livraison en avril de 6 dollars par baril comparé au mois de mars en Asie, de 7 dollars aux Etats-Unis et de 6 à 8 dollars en Europe occidentale et en région méditerranéenne où la Russie vend une grande partie de sa production.

Cette dégringolade est la conséquence du plongeon des prix du brut après l'échec vendredi de négociations entre l'Organisation des pays exportateurs de pétrole (Opep) et la Russie sur des réductions de production pour soutenir les prix affectés par l'épidémie de nouveau coronavirus et faire face à une baisse de la demande mondiale.En réponse, l'Arabie saoudite, premier exportateur mondial de brut, a entamé une guerre des prix en procédant dimanche à sa plus grande réduction en une vingtaine d'années.Les cours du pétrole sur l'ensemble du continent asiatique se sont effondrés de plus de 30% lundi matin, leur chute la plus sévère depuis la guerre du Golfe de 1991, après la décision saoudienne.A la mi-journée, la Bourse de Ryad, la plus importante du Golfe, dévissait de 7,9%.Le titre de Saudi Aramco, géant pétrolier qui pompe plus de 9 millions de barils par jour, perdait 9%, son prix s'enfonçant bien en dessous de celui de son introduction en Bourse (32 riyals) en grande pompe en décembre.Ces deux derniers jours, la valorisation d'Aramco, plus grande entreprise cotée au monde, a perdu 320 milliards de dollars. Sa capitalisation boursière s'élève désormais à environ 1.440 milliards de dollars, bien en dessous des 2.000 milliards de dollars un temps visés par le royaume.- Koweït, Dubaï, Abou Dhabi, Oman... -L'indice principal de la place du Koweït, Premier Index, a dégringolé de 10,3% et les échanges y ont été suspendus pour le deuxième jour consécutif, tandis que l'indice All-Shares a chuté de 8,9%.Dans le Golfe, les échanges sont automatiquement suspendus quand un titre ou l'ensemble de la Bourse chutent de 10% ou augmentent de 15%.La place de Dubaï a dévissé de 8,4%, atteignant son plus bas niveau depuis sept ans, mais les autorités ont suspendu les échanges pour la majorité des principales valeurs après qu'elles eurent perdu 10%.La Bourse d'Abou Dhabi a dévissé de 8,6%, atteignant son plus bas niveau en quatre ans, tandis que la place du Qatar a chuté de 9,4%.Les marchés financiers, moins importants, d'Oman et de Bahreïn ont chuté respectivement de 5,6% et 4,9%.Les Bourses des pays du Golfe avaient déjà plongé dimanche, premier jour de la semaine, accusant des pertes se chiffrant en dizaines de milliards de dollars. Ces pays dépendent du pétrole pour 70 à 90% de leurs recettes publiques et se démenaient déjà pour faire face à la baisse des prix afin de combler leur déficit budgétaire.Les discussions entre l'Opep et ses alliés, la Russie en tête, portaient sur une réduction supplémentaire de 1,5 million de barils par jour qui se serait ajoutée aux réductions décidées dès 2017 et reconduites depuis par le cartel et ses partenaires pour soutenir les prix. Mais la Russie, deuxième producteur mondial après l'Arabie saoudite, a refusé de baisser davantage sa production. En réponse, Ryad a réduit son prix pour livraison en avril de 6 dollars par baril comparé au mois de mars en Asie, de 7 dollars aux Etats-Unis et de 6 à 8 dollars en Europe occidentale et en région méditerranéenne où la Russie vend une grande partie de sa production.