"Si les plus de 60 ans restent les mieux armés face à la situation, c'est en leur sein que le report de soins progresse le plus: +12,3pp pour le spécialiste et +8pp pour le généraliste à titre d'exemples", détaille l'Union nationale des mutualités socialistes.

D'un point de vue répartition sociologique, les classes moyennes "ne résistent plus au manque de moyens pour se soigner", souligne-t-elle. Pour cette tranche de la population, l'augmentation du report de soin se situe entre +6,8pp et +9,8pp.

Selon le focus, 59,9% des familles monoparentales sont affectées (+10,8pp) et "l'écart avec les autres types de structures familiales est énorme". Ceci dit, ce sont les personnes seules sans enfant qui voient leurs reports de soins augmenter le plus (+24,1pp, concernent aujourd'hui 50,7% de ces personnes). Les personnes déjà en incapacité de travail ne sont pas en reste: 61,1% d'entre elles ont dû reporter au moins un soin en 2018 (+2,7pp).

"Il est urgent de réinvestir des moyens dans l'assurance maladie obligatoire", plaide Solidaris. Elle propose le remboursement intégral des soins de base en première ligne, le tiers-payant obligatoire généralisé à tous les soins pour les BIM et malades chroniques, le soutien du développement des maisons médicales et le relèvement des indemnités minimales.