"Le Venezuela rejette fermement les déclarations belliqueuses (...) du président des Etats-Unis (...), qui poussent à une insurrection militaire dans le pays", a dénoncé le ministère des Affaires étrangères vénézuélien dans un communiqué.

Dans la foulée, Nicolas Maduro a confirmé depuis l'avion qui le conduisait vers New York sa participation à l'Assemblée générale des Nations unies, selon la télévision d'Etat.

"Je vais à l'Assemblée générale des Nations unies pour défendre la vérité sur le Venezuela. Je suis chargé d'émotion, de passion, de vérité pour que tout le monde sache que le Venezuela est debout", a déclaré le président, accompagné de son épouse Cilia Flores, peu avant d'atterrir.

"Franchement", le régime de Nicolas Maduro "pourrait être renversé très rapidement par l'armée si les militaires décidaient de le faire", avait déclaré mardi le président Trump à des journalistes au siège des Nations unies.

"Plus de deux millions de personnes ont fui" le pays en raison du gouvernement socialiste vénézuélien soutenu par Cuba, avait-il déploré peu auparavant à la tribune de l'ONU.

Mercredi, Donald Trump a encore fait grimper la tension en ajoutant que "toutes les options (étaient) sur la table concernant le Venezuela, (...) les plus fortes et d'autres moins fortes".

"Et vous savez ce que j'entends par fortes", a-t-il déclaré à des journalistes en marge de l'Assemblée générale annuelle de l'ONU à New York, sans donner davantage de précisions.

Pour le gouvernement vénézuélien, ces propos sont la preuve "de la politique de changement de régime promue" par Washington avec la participation "d'autres pays latinoaméricains".

"Ces déclaration ne sont pas isolées, elles surgissent dans un contexte de menaces répétées d'interventions militaires au Venezuela et de renforcement de la présence militaire américaine dans la région, propices à créer un conflit régional aux proportions insoupçonnées", a ajouté le ministère vénézuélien.

Rencontre Trump-Maduro?

Mercredi, des rumeurs circulaient à l'ONU sur une éventuelle rencontre ce mercredi, en marge de l'assemblée générale de l'ONU, entre Trump et le président vénézuélien Nicolas Maduro.

Aucune information officielle ne confirmait toutefois ces rumeurs à la mi-journée.

Les Etats-Unis avaient également annoncé mardi de nouvelles sanctions financières contre quatre personnes de l'entourage de Nicolas Maduro, dont son épouse Cilia Adela Flores et sa vice-présidente Delcy Rodriguez. Jorge Rodriguez, le ministre de la Communication, et Vladimir Padrino Lopez, ministre de la Défense, sont également sanctionnés. Leurs avoirs sur le territoire américain sont gelés et il est interdit à tout ressortissant américain de faire des affaires avec eux.

Le dirigeant vénézuélien n'a pas tardé à réagir, exhortant à ne pas toucher à son épouse. "Ne touchez pas à la famille ! Ne soyez pas, lâches ! (...) Son seul crime : être ma femme. Comme ils ne peuvent pas s'en prendre à Maduro, ils s'en prennent à Cilia", avait lancé le chef de l'Etat lors d'une intervention télévisée.

"Chaque sanction du gouvernement +gringo+, outre qu'elle est illégale et inutile, est une médaille pour nous, les révolutionnaires", avait-il martelé.

Le président Maduro lui-même était déjà sur la liste des sanctions financières américaines depuis l'été 2017.

Le Venezuela va sombrer davantage dans la récession cette année, et afficher une hyperinflation historique de 1.000.000% d'ici fin décembre, avait prévenu fin juillet le Fonds monétaire international. Le Produit intérieur brut vénézuélien devrait se contracter de 18% en 2018, avait précisé le FMI, s'inquiétant des répercussions sur les pays voisins, en particulier la Colombie, qui voient affluer en masse les Vénézuéliens fuyant le pays.

Le Venezuela tire 96% de ses revenus du pétrole brut. Or sa production de pétrole a chuté d'au moins la moitié en un an et demi, faute de liquidités pour moderniser les champs pétroliers.

"Le Venezuela rejette fermement les déclarations belliqueuses (...) du président des Etats-Unis (...), qui poussent à une insurrection militaire dans le pays", a dénoncé le ministère des Affaires étrangères vénézuélien dans un communiqué.Dans la foulée, Nicolas Maduro a confirmé depuis l'avion qui le conduisait vers New York sa participation à l'Assemblée générale des Nations unies, selon la télévision d'Etat. "Je vais à l'Assemblée générale des Nations unies pour défendre la vérité sur le Venezuela. Je suis chargé d'émotion, de passion, de vérité pour que tout le monde sache que le Venezuela est debout", a déclaré le président, accompagné de son épouse Cilia Flores, peu avant d'atterrir."Franchement", le régime de Nicolas Maduro "pourrait être renversé très rapidement par l'armée si les militaires décidaient de le faire", avait déclaré mardi le président Trump à des journalistes au siège des Nations unies."Plus de deux millions de personnes ont fui" le pays en raison du gouvernement socialiste vénézuélien soutenu par Cuba, avait-il déploré peu auparavant à la tribune de l'ONU. Mercredi, Donald Trump a encore fait grimper la tension en ajoutant que "toutes les options (étaient) sur la table concernant le Venezuela, (...) les plus fortes et d'autres moins fortes". "Et vous savez ce que j'entends par fortes", a-t-il déclaré à des journalistes en marge de l'Assemblée générale annuelle de l'ONU à New York, sans donner davantage de précisions.Pour le gouvernement vénézuélien, ces propos sont la preuve "de la politique de changement de régime promue" par Washington avec la participation "d'autres pays latinoaméricains"."Ces déclaration ne sont pas isolées, elles surgissent dans un contexte de menaces répétées d'interventions militaires au Venezuela et de renforcement de la présence militaire américaine dans la région, propices à créer un conflit régional aux proportions insoupçonnées", a ajouté le ministère vénézuélien.Mercredi, des rumeurs circulaient à l'ONU sur une éventuelle rencontre ce mercredi, en marge de l'assemblée générale de l'ONU, entre Trump et le président vénézuélien Nicolas Maduro.Aucune information officielle ne confirmait toutefois ces rumeurs à la mi-journée.Les Etats-Unis avaient également annoncé mardi de nouvelles sanctions financières contre quatre personnes de l'entourage de Nicolas Maduro, dont son épouse Cilia Adela Flores et sa vice-présidente Delcy Rodriguez. Jorge Rodriguez, le ministre de la Communication, et Vladimir Padrino Lopez, ministre de la Défense, sont également sanctionnés. Leurs avoirs sur le territoire américain sont gelés et il est interdit à tout ressortissant américain de faire des affaires avec eux.Le dirigeant vénézuélien n'a pas tardé à réagir, exhortant à ne pas toucher à son épouse. "Ne touchez pas à la famille ! Ne soyez pas, lâches ! (...) Son seul crime : être ma femme. Comme ils ne peuvent pas s'en prendre à Maduro, ils s'en prennent à Cilia", avait lancé le chef de l'Etat lors d'une intervention télévisée."Chaque sanction du gouvernement +gringo+, outre qu'elle est illégale et inutile, est une médaille pour nous, les révolutionnaires", avait-il martelé.Le président Maduro lui-même était déjà sur la liste des sanctions financières américaines depuis l'été 2017.Le Venezuela va sombrer davantage dans la récession cette année, et afficher une hyperinflation historique de 1.000.000% d'ici fin décembre, avait prévenu fin juillet le Fonds monétaire international. Le Produit intérieur brut vénézuélien devrait se contracter de 18% en 2018, avait précisé le FMI, s'inquiétant des répercussions sur les pays voisins, en particulier la Colombie, qui voient affluer en masse les Vénézuéliens fuyant le pays.Le Venezuela tire 96% de ses revenus du pétrole brut. Or sa production de pétrole a chuté d'au moins la moitié en un an et demi, faute de liquidités pour moderniser les champs pétroliers.