"Le scénario d'un 'no-deal' se renforce en l'absence de vision claire du parlement britannique. Les pays du Benelux s'y préparent", a tweeté le Premier ministre Charles Michel, peu avant de retrouver ses homologues Mark Rutte (Pays-Bas) et Xavier Bettel (Luxembourg).

Les Pays-Bas et la Belgique, du fait de leur proximité avec le Royaume-Uni, ainsi que le Luxembourg pour ses services financiers, figurent parmi les pays qui seront les plus touchés par un Brexit dur, et se préparent de longue date déjà à cette perspective.

De leur côté, les députés britanniques ont rejeté lundi soir les scénarios qui leur étaient proposés en remplacement de l'accord de retrait longuement négocié par la Première ministre Theresa May avec le reste de l'Union européenne.

Le spectre d'une sortie du Royaume-Uni de l'UE le 12 avril prochain sans accord négocié se renforce dès lors un peu plus, à moins que Mme May ne parvienne à faire adopter par la Chambre des communes son accord de retrait en dernière minute, après déjà trois échecs.

"En tant que voisins, en cas de no-deal, il faudra surtout éviter de rentrer dans un cercle vicieux de mesures négatives et de représailles", prévenait récemment encore un diplomate européen. Il soulignait l'importance dans ce cas de mettre en place "un système pragmatique" avec d'autres pays comme l'Irlande, les Pays-Bas, le Danemark, la France et l'Allemagne, pour éviter ce cercle vicieux.

Belgique, Pays-Bas et Luxembourg profiteront aussi de leur rencontre au sommet pour s'entretenir avec le ministre-président du land allemand de Rhénanie du Nord-Wesphalie, Armin Laschet.