Globalement, 2018 a été une année de progrès malgré le contexte international incertain et un ralentissement du taux d'utilisation des capacités de production qui se poursuit en 2019, constate la fédération de la chimie et des sciences de la vie.

Le chiffre d'affaires a très légèrement reculé (de 0,3 milliard, à 65,5 milliards d'euros), 1.840 nouveaux emplois ont été créés (portant le total à 92.600), les dépenses en recherche et développement ont atteint un nouveau record (à 4,5 milliards d'euros) et les dépôts de brevets se sont élevés à 455, soit 38 de plus qu'en 2017.

Pourtant, la confiance des chefs d'entreprises du premier contributeur aux exportations de la Belgique (33%) est en berne, relève essenscia. "Ce n'est pas du pessimisme", assure le président de la fédération Hans Casier, mais les incertitudes en matière de commerce mondial, de transition climatique ou encore d'évolution de la consommation d'automobile pèsent sur le moral des entrepreneurs, précise-t-il.

Côté pharma, le Brexit et les éventuelles restrictions d'accès au marché britannique des médicaments qui en découleraient inquiètent plus particulièrement.

"La chimie est l'un des joyaux de la couronne de l'industrie européenne", résume Yves Verschueren, qui pressent donc que le secteur pourrait prochainement se retrouver dans le viseur de sanctions décidées outre-Atlantique.

La fédération fait par ailleurs face à des difficultés de recrutement. "Il y a une pénurie d'emploi. Le vieillissement de notre main d'oeuvre n'est pas suffisamment compensé par le regain d'intérêt pour les métiers du secteur. Nous avons besoin d'une accélération à ce niveau, d'autant plus que la Belgique va continuer à attirer les investissements dans les prochaines années", conclut M. Verschueren.