"Nous anticipons une croissance entre 1% et 1,5% pour l'année prochaine mais si nous obtenons un mauvais Brexit, alors elle pourrait être à zéro ou négative", prévoit-il. RBS est l'une des plus grandes banques du pays et est encore contrôlée par l'Etat britannique qui détient une majorité du capital après l'avoir sauvée de la faillite lors de la crise financière de 2008. Compte tenu des incertitudes sur les contours du Brexit, M. McEwan ajoute que sa banque est désormais plus prudente dans les prêts qu'elle accorde dans certains secteurs de l'économie, comme le commerce et la construction.

Le patron de RBS n'en est pas à son premier avertissement sur le Brexit, après avoir indiqué début septembre que sa banque se préparait "au pire", ce qui l'a conduit à choisir en 2017 Amsterdam comme base européenne afin de continuer à servir ses clients dans l'UE. La sortie du marché unique défendue par le gouvernement britannique implique pour les banques établies au Royaume-Uni la perte du passeport financier européen qui leur permet jusqu'à présent, quelle que soit leur localisation, de proposer leurs services à travers le continent. Les conséquences néfastes pour l'économie britannique d'un Brexit sans accord ont été pointées par de nombreuses institutions économiques, comme le Fonds monétaire international (FMI) ou la Banque d'Angleterre.