Lors des trois premiers mois de 2019, la croissance avait avancé au rythme de +0,3% par rapport au trimestre précédent. La prévision de croissance de la BNB pour le troisième trimestre (juillet à septembre) est toutefois particulièrement incertaine car les modèles sur lesquels elle repose fournissent des signaux contrastés. Un des modèles prédit en effet une croissance de 0,3%, l'autre... une contraction de 0,3%. Mais ce dernier modèle est particulièrement sensible aux évolutions qui touchent l'industrie manufacturière, laquelle est en récession technique (deux trimestres consécutifs de contraction), ce qui n'est pas le cas d'autres pans de l'économie belge. "Il y a une grosse différence entre les deux modèles. L'industrie est en récession alors que les services et la demande intérieure se portent plutôt bien", souligne-t-on à la BNB. L'hypothèse centrale de la Banque nationale reste, pour l'instant, celle d'un "rythme de croissance modérée mais positive", selon le gouverneur Pierre Wunsch. Pas de récession attendue à court terme en Belgique, donc, même si l'Allemagne, elle, est probablement en récession technique. Mais des risques menacent ou pèsent déjà sur la croissance, comme le Brexit ou la guerre commerciale sino-américaine. L'absence de gouvernement fédéral ne représente pas un risque pour la conjoncture économique à court terme mais si cette situation perdure, cela pourrait mettre notre pays dans l'incapacité de répondre efficacement si une crise survenait, estime encore le gouverneur.