Cette cotisation de solidarité a été instaurée au début des années 90 par l'ancien Premier ministre Jean-Luc Dehaene. Il s'agissait alors d'un impôt de crise devant permettre à la Belgique de satisfaire aux critères de Maastricht préalables à l'adhésion à la zone euro. Cette cotisation a déjà été supprimée pour les pensions les plus basses. Actuellement, la cotisation subsiste pour les isolés dont le montant total mensuel brut de la pension atteint 2.358,33 euros ou davantage. Le montant maximum de la cotisation (2%) pour les pensions à partir de 2.657,52 euros brut.

"L'ambition est de diminuer progressivement la cotisation de solidarité de 25% à partir du 1er janvier 2019", confirme un porte-parole de M. Bacquelaine. Le dossier a fait l'objet de discussions lundi au sein du Comité de gestion du Service fédéral des Pensions. Un avis est attendu dans les prochains jours mais du côté des partenaires sociaux, tant les patrons que les syndicats, ont se posent "de sérieuses questions" par rapport aux intentions du ministre. "Est-ce une dépense à faire dans le contexte budgétaire actuel", s'interroge-t-on, alors que l'on évoque un coût de 84 millions d'euros.