"Quatre ans après son introduction, le contrôle des capitaux prend fin", a annoncé au Parlement le Premier ministre Mitsotakis. Le ministre des Finances, Christos Staïkouras, a précisé pour sa part que cette décision sera mise en oeuvre "à partir du 1er septembre" après l'adoption d'un amendement en ce sens.

"En coopération avec la Banque de Grèce, nous tenons notre engagement électoral plut tôt que prévu : supprimer le contrôle des capitaux", a souligné le Premier ministre.

M. Mitsotakis, arrivé au pouvoir à la faveur des législatives du 7 juillet qui ont mis fin au gouvernement de gauche d'Alexis Tsipras (2015-2019), a affirmé que le précédent gouvernement a mené "une politique catastrophique".

Au cours de son premier mandat à la tête du gouvernement (janvier 2015-août 2015), Alexis Tsipras, alors premier dirigeant de gauche radicale en Europe, avait tenté sans succès de desserrer l'étau des politiques d'austérité.

Le contrôle des capitaux a été décidé le 28 juin 2015 pour empêcher la panique dans les milieux bancaires après que le gouvernement de gauche a failli de s'acquitter d'une échéance de paiement au FMI.

Sous la pression des créanciers de la Grèce, Alexis Tsipras s'était alors débarrassé de son ministre des Finances controversé Yanis Varoufakis. Son successeur, Eucleide Tsakalotos, s'est engagé à respecter un nouveau paquet des mesures d'austérité en échange de l'octroi d'un troisième prêt au pays.

Après la sortie de la Grèce des plans de sauvetage en août 2018 et le satisfecit exprimé par les créanciers sur le redressement de l'économie du pays, la gauche avait annoncé que la levée totale du contrôle des capitaux était une question de temps.