L'institution de Washington, qui avait abaissé en avril ses prévisions, estime désormais que le Produit intérieur brut (PIB) américain va s'accroître de 2,6% (+0,3 point) cette année et de 2% (+0,1 point) l'an prochain.

"Les risques sont globalement équilibrés", estime le FMI dans son rapport annuel sur la première économie du monde.

Au mois de juillet, note-t-il, les Etats-Unis auront enregistré la plus longue période d'expansion de leur histoire tandis que le taux de chômage reste exceptionnellement bas, et même inédit en 50 ans.

Sur une note moins optimiste, le FMI relève qu'une aggravation des différends commerciaux, ou un revirement abrupt des conditions sur les marchés financiers, représentent des risques significatifs pour l'économie américaine.

Et il souligne que l'inquiétude des marchés et leur retournement potentiel est précisément lié aux incertitudes commerciales.

Ces risques pourraient se matérialiser d'autant plus vite que ce rapport a été élaboré avant l'imposition (le 1er juin) par la Chine de tarifs douaniers renforcés sur 60 milliards de dollars de marchandises américaines. Depuis, le président américain, Donald Trump, a aussi menacé d'ériger des barrières douanières avec le Mexique.

Parallèlement, le Fonds déplore de nombreuses lacunes sur le plan social, en matière d'éducation et de santé.

"Les bénéfices de cette croissance enregistrée depuis une décennie n'ont pas été largement partagés", constate le FMI. Le PIB réel par habitant est à son plus haut niveau historique mais un ensemble d'indicateurs sociaux donne une image plus préoccupante.

Il note en particulier la diminution de l'espérance de vie, qui se situe bien en-dessous de celle des autres pays du G7.

"Le revenu médian des ménages américains, corrigé de l'inflation, n'est aujourd'hui que de 2,2% supérieur à celui enregistré à la fin des années 90. Et ce bien que le PIB par habitant ait augmenté de 23% au cours de la même période", détaille-t-il.

De plus, les 40% des ménages les plus pauvres ont un niveau de richesse nette inférieur à celui de 1983 tandis qu'une part croissante de la population gagne moins de la moitié du revenu médian.

Le taux de pauvreté reste proche de celui précédant la crise financière. Près de 45 millions d'Américains vivent ainsi dans la pauvreté.

Le FMI souligne aussi que si une part importante du PIB est consacrée à l'éducation comparée aux pays de l'OCDE, les résultats en matière d'éducation sont "décevants".

Et de souligner que les lycéens américains obtiennent "systématiquement" des résultats inférieurs en mathématiques et en lecture à ceux de la plupart des autres pays du G7.

Les Etats-Unis enregistrent aussi un taux élevé d'abandon scolaire au collège si bien que moins de la moitié des 25-34 ans disposent d'un diplôme de premier cycle.

Enfin, autre source d'inquiétude: le surendettement important des étudiants.

Parmi les recommandations, le Fonds suggère l'instauration d'un congés parental rémunéré, une assistance aux familles sous condition de ressources pour couvrir les frais de garde d'enfants et de personnes à charge ou encore l'augmentation du salaire minimum fédéral.

L'institution de Washington, qui avait abaissé en avril ses prévisions, estime désormais que le Produit intérieur brut (PIB) américain va s'accroître de 2,6% (+0,3 point) cette année et de 2% (+0,1 point) l'an prochain."Les risques sont globalement équilibrés", estime le FMI dans son rapport annuel sur la première économie du monde.Au mois de juillet, note-t-il, les Etats-Unis auront enregistré la plus longue période d'expansion de leur histoire tandis que le taux de chômage reste exceptionnellement bas, et même inédit en 50 ans.Sur une note moins optimiste, le FMI relève qu'une aggravation des différends commerciaux, ou un revirement abrupt des conditions sur les marchés financiers, représentent des risques significatifs pour l'économie américaine. Et il souligne que l'inquiétude des marchés et leur retournement potentiel est précisément lié aux incertitudes commerciales.Ces risques pourraient se matérialiser d'autant plus vite que ce rapport a été élaboré avant l'imposition (le 1er juin) par la Chine de tarifs douaniers renforcés sur 60 milliards de dollars de marchandises américaines. Depuis, le président américain, Donald Trump, a aussi menacé d'ériger des barrières douanières avec le Mexique.Parallèlement, le Fonds déplore de nombreuses lacunes sur le plan social, en matière d'éducation et de santé."Les bénéfices de cette croissance enregistrée depuis une décennie n'ont pas été largement partagés", constate le FMI. Le PIB réel par habitant est à son plus haut niveau historique mais un ensemble d'indicateurs sociaux donne une image plus préoccupante.Il note en particulier la diminution de l'espérance de vie, qui se situe bien en-dessous de celle des autres pays du G7."Le revenu médian des ménages américains, corrigé de l'inflation, n'est aujourd'hui que de 2,2% supérieur à celui enregistré à la fin des années 90. Et ce bien que le PIB par habitant ait augmenté de 23% au cours de la même période", détaille-t-il.De plus, les 40% des ménages les plus pauvres ont un niveau de richesse nette inférieur à celui de 1983 tandis qu'une part croissante de la population gagne moins de la moitié du revenu médian. Le taux de pauvreté reste proche de celui précédant la crise financière. Près de 45 millions d'Américains vivent ainsi dans la pauvreté.Le FMI souligne aussi que si une part importante du PIB est consacrée à l'éducation comparée aux pays de l'OCDE, les résultats en matière d'éducation sont "décevants".Et de souligner que les lycéens américains obtiennent "systématiquement" des résultats inférieurs en mathématiques et en lecture à ceux de la plupart des autres pays du G7.Les Etats-Unis enregistrent aussi un taux élevé d'abandon scolaire au collège si bien que moins de la moitié des 25-34 ans disposent d'un diplôme de premier cycle.Enfin, autre source d'inquiétude: le surendettement important des étudiants.Parmi les recommandations, le Fonds suggère l'instauration d'un congés parental rémunéré, une assistance aux familles sous condition de ressources pour couvrir les frais de garde d'enfants et de personnes à charge ou encore l'augmentation du salaire minimum fédéral.