Le ministre argentin de l'Économie Nicolas Dujovne s'entretiendra mardi avec la directrice du Fonds monétaire et ses collaborateurs, au siège de l'organisation.

Avant cela, le gouvernement argentin annoncera lundi lors d'une conférence de presse des mesures d'austérité.

S'il vient à nouveau frapper à la porte du FMI, c'est que le plan de soutien du Fonds en juin est déjà obsolète, tant la situation économique de l'Argentine s'est dégradée ces derniers mois.

Après le versement en juin de 15 milliards de dollars, première tranche du prêt de 50 milliards de dollars, Buenos Aires a besoin de liquidité plus rapidement que prévu, pour freiner l'effondrement du peso, qui a perdu 17% pendant les derniers jours d'août.

FMI bien disposé

"Notre objectif est de conclure rapidement ces discussions et de soumettre un programme économique révisé au comité de direction", a déclaré vendredi dans un communiqué le porte-parole du FMI Gerry Rice.

Gerry Rice souligne que "l'Argentine a le soutien absolu du Fonds", "convaincu que l'engagement solide et la détermination des autorités d'Argentine aideront le pays à sortir de ses difficultés actuelles".

Dès mercredi, le FMI avait fait savoir qu'il était disposé à avancer ses versements pour soutenir le programme économique du gouvernement argentin.

Pour obtenir gain de cause, le ministre argentin de l'Économie devrait mettre sur la table une accélération des coupes budgétaires dans le secteur public et une taxation renforcée pour les riches exportateurs agricoles.

Ministres congédiés

A Buenos Aires, le président argentin Mauricio Macri a reçu les cadres de sa coalition de centre-droit Cambiemos (Changeons) afin de trancher dans le vif. D'après la presse argentine, il devrait congédier une dizaines de ministres sur les 22 de son gouvernement.

Alors que le chef du gouvernement Marcos Pena est questionné par l'opposition et les marchés, soupçonné d'empiéter sur les prérogatives du ministre de l'Économie, ce sont les deux adjoints de M. Pena qui devrait faire office de fusible, Gustavo Lopetegui et Mario Quintana.

Vendredi, la Banque centrale de la République argentine (BCRA) a enfin réussi à stopper la dégringolade du peso, à moins qu'elle ne soit seulement freinée.

Mesures de choc

Il a fallu que la BCRA injecte vendredi 675 millions de dollars sur le marché des changes pour stopper la dégringolade.

Pour l'institut Capital Economics, "la confiance des investisseurs reste fragile. Et il y a un risque clair que le gouvernement ne parvienne pas à convaincre lundi en présentant son plan d'austérité. Cela pourrait alors déclencher une nouvelle dépréciation du peso".

En Argentine, la grogne monte, car le pouvoir d'achat est sévèrement affecté par l'inflation, stimulée par la dépréciation du peso et le déficit budgétaire.

La récession se fait sentir, des entreprises ferment et le secteur public est contraint à une cure d'amaigrissement.

Le prix des transports en commun a fortement augmenté ce weekend-end dans six provinces, le géant américain de la distribution Wal Mart a annoncé la vente d'une dizaine de magasins en raison de la chute de la consommation.

Vendredi, une manifestation contre le licenciement de 600 personnes au ministère de l'Agriculture a été émaillée d'incidents avec la police. Une grève générale est programmée pour le 25 septembre.

Même le football est affecté. Les grands clubs Boca Juniors et River Plate ont attiré des joueurs comme Carlos Tevez en leur proposant des salaires en dollars, qu'ils tentent de renégocier aujourd'hui.

L'arrivée au pouvoir fin 2015 de Mauricio Macri, un homme d'affaires, avait suscité l'enthousiasme des marchés mais près de trois ans plus tard, il n'a pas satisfait la promesse faite aux Argentins d'en finir avec l'inflation.

Après une inflation annuelle de 25% en 2017, la hausse des prix devrait dépasser nettement la barre des 30% cette année.

Le gouvernement et les experts excluent l'hypothèse d'une crise économique comme celle de 2001, quand l'Argentine, surendettée, s'était déclarée en défaut de paiement.

"Bien sûr, nous faisons face à beaucoup de défis, mais la chose la plus importante, c'est que nous n'abandonnerons jamais", relève Asmaa Alabdallah, 22 ans, qui a conçu Bitgo, un jeu de réalité augmentée similaire à Pokemon Go pour inciter les jeunes à faire du travail d'intérêt général.

Selon Reem Dad et elle, l'obstacle le plus important n'est pas celui d'être une cheffe d'entreprise en Arabie saoudite, mais plutôt de trouver sur place un programme pour développer leurs talents.

A Washington, elles ont pu peaufiner la présentation de leur projet --pour trouver des investisseurs par exemple--, constituer un réseau et participer à des ateliers sur la négociation, la vente et la vulnérabilité.

Elles ont aussi reçu les conseils de géants comme Amazon Web Services, d'autres startups et des cabinets de consultants comme Deloitte.

Leur séjour s'est achevé par la présentation de chaque projet devant quelque 150 investisseurs potentiels, des philanthropes, des organisations internationales et des diplomates.

Mais leur optimisme est lesté par le système des "gardiens" masculins --pères, maris ou autres parents proches-- qui peut empêcher les femmes de prendre des décisions importantes, de voyager à l'étranger, de signer des contrats.

"Dans un pays comme l'Arabie saoudite, qui n'est historiquement pas ouvert à l'accès des femmes à ces opportunités, le fait que (les autorités saoudiennes) acceptent de faire ce programme avec uniquement des fondatrices est très bienvenu", estime Josh Mandell, directeur des programmes politique et international d'Halcyon.

"Nous nous attendons à ce que ces femmes retournent en Arabie saoudite, pas seulement comme de futures responsables dans leur pays et leur région, mais aussi pour créer des entreprises prospères", confie-t-il.

Depuis son lancement en 2014, l'incubateur Halcyon a apporté son soutien à 61 jeunes pousses ayant levé plus de 56 millions de dollars de financements, et a créé autour de 500 emplois. Depuis l'an dernier, c'est aussi une organisation à but non lucratif spécialisée dans les politiques publiques et l'art.

Le ministre argentin de l'Économie Nicolas Dujovne s'entretiendra mardi avec la directrice du Fonds monétaire et ses collaborateurs, au siège de l'organisation.Avant cela, le gouvernement argentin annoncera lundi lors d'une conférence de presse des mesures d'austérité.S'il vient à nouveau frapper à la porte du FMI, c'est que le plan de soutien du Fonds en juin est déjà obsolète, tant la situation économique de l'Argentine s'est dégradée ces derniers mois.Après le versement en juin de 15 milliards de dollars, première tranche du prêt de 50 milliards de dollars, Buenos Aires a besoin de liquidité plus rapidement que prévu, pour freiner l'effondrement du peso, qui a perdu 17% pendant les derniers jours d'août.FMI bien disposé"Notre objectif est de conclure rapidement ces discussions et de soumettre un programme économique révisé au comité de direction", a déclaré vendredi dans un communiqué le porte-parole du FMI Gerry Rice.Gerry Rice souligne que "l'Argentine a le soutien absolu du Fonds", "convaincu que l'engagement solide et la détermination des autorités d'Argentine aideront le pays à sortir de ses difficultés actuelles".Dès mercredi, le FMI avait fait savoir qu'il était disposé à avancer ses versements pour soutenir le programme économique du gouvernement argentin.Pour obtenir gain de cause, le ministre argentin de l'Économie devrait mettre sur la table une accélération des coupes budgétaires dans le secteur public et une taxation renforcée pour les riches exportateurs agricoles.Ministres congédiésA Buenos Aires, le président argentin Mauricio Macri a reçu les cadres de sa coalition de centre-droit Cambiemos (Changeons) afin de trancher dans le vif. D'après la presse argentine, il devrait congédier une dizaines de ministres sur les 22 de son gouvernement.Alors que le chef du gouvernement Marcos Pena est questionné par l'opposition et les marchés, soupçonné d'empiéter sur les prérogatives du ministre de l'Économie, ce sont les deux adjoints de M. Pena qui devrait faire office de fusible, Gustavo Lopetegui et Mario Quintana.Vendredi, la Banque centrale de la République argentine (BCRA) a enfin réussi à stopper la dégringolade du peso, à moins qu'elle ne soit seulement freinée.Mesures de chocIl a fallu que la BCRA injecte vendredi 675 millions de dollars sur le marché des changes pour stopper la dégringolade.Pour l'institut Capital Economics, "la confiance des investisseurs reste fragile. Et il y a un risque clair que le gouvernement ne parvienne pas à convaincre lundi en présentant son plan d'austérité. Cela pourrait alors déclencher une nouvelle dépréciation du peso".En Argentine, la grogne monte, car le pouvoir d'achat est sévèrement affecté par l'inflation, stimulée par la dépréciation du peso et le déficit budgétaire.La récession se fait sentir, des entreprises ferment et le secteur public est contraint à une cure d'amaigrissement.Le prix des transports en commun a fortement augmenté ce weekend-end dans six provinces, le géant américain de la distribution Wal Mart a annoncé la vente d'une dizaine de magasins en raison de la chute de la consommation.Vendredi, une manifestation contre le licenciement de 600 personnes au ministère de l'Agriculture a été émaillée d'incidents avec la police. Une grève générale est programmée pour le 25 septembre.Même le football est affecté. Les grands clubs Boca Juniors et River Plate ont attiré des joueurs comme Carlos Tevez en leur proposant des salaires en dollars, qu'ils tentent de renégocier aujourd'hui.L'arrivée au pouvoir fin 2015 de Mauricio Macri, un homme d'affaires, avait suscité l'enthousiasme des marchés mais près de trois ans plus tard, il n'a pas satisfait la promesse faite aux Argentins d'en finir avec l'inflation.Après une inflation annuelle de 25% en 2017, la hausse des prix devrait dépasser nettement la barre des 30% cette année.Le gouvernement et les experts excluent l'hypothèse d'une crise économique comme celle de 2001, quand l'Argentine, surendettée, s'était déclarée en défaut de paiement. "Bien sûr, nous faisons face à beaucoup de défis, mais la chose la plus importante, c'est que nous n'abandonnerons jamais", relève Asmaa Alabdallah, 22 ans, qui a conçu Bitgo, un jeu de réalité augmentée similaire à Pokemon Go pour inciter les jeunes à faire du travail d'intérêt général.Selon Reem Dad et elle, l'obstacle le plus important n'est pas celui d'être une cheffe d'entreprise en Arabie saoudite, mais plutôt de trouver sur place un programme pour développer leurs talents. A Washington, elles ont pu peaufiner la présentation de leur projet --pour trouver des investisseurs par exemple--, constituer un réseau et participer à des ateliers sur la négociation, la vente et la vulnérabilité.Elles ont aussi reçu les conseils de géants comme Amazon Web Services, d'autres startups et des cabinets de consultants comme Deloitte.Leur séjour s'est achevé par la présentation de chaque projet devant quelque 150 investisseurs potentiels, des philanthropes, des organisations internationales et des diplomates.Mais leur optimisme est lesté par le système des "gardiens" masculins --pères, maris ou autres parents proches-- qui peut empêcher les femmes de prendre des décisions importantes, de voyager à l'étranger, de signer des contrats."Dans un pays comme l'Arabie saoudite, qui n'est historiquement pas ouvert à l'accès des femmes à ces opportunités, le fait que (les autorités saoudiennes) acceptent de faire ce programme avec uniquement des fondatrices est très bienvenu", estime Josh Mandell, directeur des programmes politique et international d'Halcyon."Nous nous attendons à ce que ces femmes retournent en Arabie saoudite, pas seulement comme de futures responsables dans leur pays et leur région, mais aussi pour créer des entreprises prospères", confie-t-il.Depuis son lancement en 2014, l'incubateur Halcyon a apporté son soutien à 61 jeunes pousses ayant levé plus de 56 millions de dollars de financements, et a créé autour de 500 emplois. Depuis l'an dernier, c'est aussi une organisation à but non lucratif spécialisée dans les politiques publiques et l'art.