Le Covid a bouleversé nos vies. Comment ?

La pandémie a constitué une démonstration très pédagogique de notre fragilité à l'échelle globale, de notre interdépendance, mais aussi de notre formidable capacité de résilience et d'adaptation. Avec la pandémie et les mesures de lutte contre la diffusion du virus prises par les gouvernements, nous avons réalisé à quel point nous sommes tous dépendants les uns des autres, sur le plan économique et productif, mais aussi sur le plan de notre santé et de notre vie sociale.

Cette crise nous a rappelé notre responsabilité individuelle dans le sort commun de la société. Nous n'avons pas fondamentalement changé nos préférences sociales (nous ne sommes pas devenus fondamentalement plus altruistes ou plus généreux) ou nos attitudes face au risque, mais nous avons appris de nouvelles règles et normes de comportement en société, plus précautionneuses pour soi et pour autrui. La pandémie nous a imposé des contraintes importantes (confinements, vaccination, restrictions de circulation), mais elle nous a aussi permis de tester en grandeur nature la capacité de nos sociétés à faire face à un choc global violent. Elle a révélé d'une façon prodigieuse l'importance de la science et de la recherche et la nécessité d'y investir plus massivement. Mais aussi l'importance de changer certains de nos modes de vie.

En quoi l'épidémie a-t-elle changé nos façons d'interagir ?

Nos comportements en société et plus fondamentalement les normes sociales qui les sous-tendent ont été affectés en profondeur. Sur le plan professionnel, nous avons découvert de nouvelles façons de travailler et de nous organiser. Le développement du télétravail a changé la donne à la fois sur les choix de localisation des salariés et sur le marché immobilier des entreprises. Les voyages professionnels ont été pour l'essentiel remplacés par des conférences en ligne, ce qui a nécessité l'apprentissage de nouveaux codes de communication en équipe. Ceci a engendré à la fois de nouvelles contraintes pour la coordination mais aussi plus de flexibilité dans nos modes d'organisation.

Paradoxalement, cette crise a à la fois renforcé notre ancrage dans le local (restriction des voyages professionnels et de loisirs, volonté de privilégier davantage les sources d'approvisionnement locales), mais aussi notre ouverture sur l'extérieur (en particulier, une curiosité sur comment les autres pays affrontent la pandémie).

Quelles nouvelles habitudes avons-nous prises et vont-elle rester ?

Tous les changements de comportements ne se traduisent pas automatiquement en nouvelles habitudes. On le voit bien quand nous prenons de bonnes résolutions en début d'année (comme marcher plus régulièrement, faire du vélo, s'inscrire à un club de gym).

Pour que ces nouvelles pratiques se transforment en habitude, il faut une exposition suffisamment longue et on a besoin de rappels réguliers pour respecter ses nouveaux engagements. On peut penser que les règles d'hygiène et les gestes barrière dont l'importance est rappelée régulièrement depuis près de deux ans ont commencé à créer des habitudes que nous conserverons, pour une majorité d'entre nous.

C'est le cas pour le lavage plus fréquent des mains, l'utilisation de gel hydro-alcoolique, une aération plus fréquente des pièces. On n'hésitera sans doute pas à porter un masque quand on aura un rhume à l'avenir. Les bises resteront sans doute une pratique moins fréquente qu'auparavant en dehors du cercle familial et des intimes. Par ailleurs, beaucoup ont expérimenté une nouvelle forme d'organisation du temps et de l'espace de travail. Il pourra en rester une demande de plus grande souplesse dans les comportements de recherche d'emploi. On évaluera des offres de postes non seulement en termes de salaires et de perspectives d'évolution mais aussi en termes de flexibilité de l'organisation de ses lieux de travail.

Le Covid a bouleversé nos vies. Comment ?La pandémie a constitué une démonstration très pédagogique de notre fragilité à l'échelle globale, de notre interdépendance, mais aussi de notre formidable capacité de résilience et d'adaptation. Avec la pandémie et les mesures de lutte contre la diffusion du virus prises par les gouvernements, nous avons réalisé à quel point nous sommes tous dépendants les uns des autres, sur le plan économique et productif, mais aussi sur le plan de notre santé et de notre vie sociale.Cette crise nous a rappelé notre responsabilité individuelle dans le sort commun de la société. Nous n'avons pas fondamentalement changé nos préférences sociales (nous ne sommes pas devenus fondamentalement plus altruistes ou plus généreux) ou nos attitudes face au risque, mais nous avons appris de nouvelles règles et normes de comportement en société, plus précautionneuses pour soi et pour autrui. La pandémie nous a imposé des contraintes importantes (confinements, vaccination, restrictions de circulation), mais elle nous a aussi permis de tester en grandeur nature la capacité de nos sociétés à faire face à un choc global violent. Elle a révélé d'une façon prodigieuse l'importance de la science et de la recherche et la nécessité d'y investir plus massivement. Mais aussi l'importance de changer certains de nos modes de vie. En quoi l'épidémie a-t-elle changé nos façons d'interagir ? Nos comportements en société et plus fondamentalement les normes sociales qui les sous-tendent ont été affectés en profondeur. Sur le plan professionnel, nous avons découvert de nouvelles façons de travailler et de nous organiser. Le développement du télétravail a changé la donne à la fois sur les choix de localisation des salariés et sur le marché immobilier des entreprises. Les voyages professionnels ont été pour l'essentiel remplacés par des conférences en ligne, ce qui a nécessité l'apprentissage de nouveaux codes de communication en équipe. Ceci a engendré à la fois de nouvelles contraintes pour la coordination mais aussi plus de flexibilité dans nos modes d'organisation.Paradoxalement, cette crise a à la fois renforcé notre ancrage dans le local (restriction des voyages professionnels et de loisirs, volonté de privilégier davantage les sources d'approvisionnement locales), mais aussi notre ouverture sur l'extérieur (en particulier, une curiosité sur comment les autres pays affrontent la pandémie).Quelles nouvelles habitudes avons-nous prises et vont-elle rester ?Tous les changements de comportements ne se traduisent pas automatiquement en nouvelles habitudes. On le voit bien quand nous prenons de bonnes résolutions en début d'année (comme marcher plus régulièrement, faire du vélo, s'inscrire à un club de gym).Pour que ces nouvelles pratiques se transforment en habitude, il faut une exposition suffisamment longue et on a besoin de rappels réguliers pour respecter ses nouveaux engagements. On peut penser que les règles d'hygiène et les gestes barrière dont l'importance est rappelée régulièrement depuis près de deux ans ont commencé à créer des habitudes que nous conserverons, pour une majorité d'entre nous.C'est le cas pour le lavage plus fréquent des mains, l'utilisation de gel hydro-alcoolique, une aération plus fréquente des pièces. On n'hésitera sans doute pas à porter un masque quand on aura un rhume à l'avenir. Les bises resteront sans doute une pratique moins fréquente qu'auparavant en dehors du cercle familial et des intimes. Par ailleurs, beaucoup ont expérimenté une nouvelle forme d'organisation du temps et de l'espace de travail. Il pourra en rester une demande de plus grande souplesse dans les comportements de recherche d'emploi. On évaluera des offres de postes non seulement en termes de salaires et de perspectives d'évolution mais aussi en termes de flexibilité de l'organisation de ses lieux de travail.