Selon les calculs réalisés par cette alliance qui milite pour une levée des brevets sur les vaccins, le prix de fabrication d'une dose vaccinale anti-covid reviendrait à seulement 1,2 dollar (1,02 euro, NDLR) pour les entreprises Pfizer/BioNTech et Moderna.

Mais on est bien loin de ce montant concernant les prix de vente, dénonce Oxfam Belgique. Les deux sociétés pharmaceutiques, qui jusqu'à présent ont vendu plus de 90% de leurs vaccins aux pays riches, auraient ainsi facturé jusqu'à 24 fois le coût potentiel de production, profitant de la stratégie des pays fortunés à payer des prix volontairement excessifs pour être fournis les premiers. La Belgique par exemple, toujours selon cette étude, aurait payé un total de 796 millions en trop pour ses vaccins par rapport au prix de revient estimé.

Dans les pays à revenu faible et intermédiaire, Covax, le programme mis en place par les Nations unies pour aider à accéder aux vaccins, aurait payé en moyenne cinq fois plus d'argent que nécessaire ; un réel problème selon Oxfam Belgique, dans des régions où se constate une augmentation rapide des contaminations et des décès.

Sans monopoles pharmaceutiques sur les vaccins limitant l'offre et faisant monter les prix, l'Alliance affirme que les sommes dépensées par Covax à ce jour aurait pu être suffisantes pour vacciner complètement la population des pays à revenu faible et intermédiaire avec des vaccins à prix coûtant, sous réserve d'un approvisionnement suffisant.

"Les sociétés pharmaceutiques prennent le monde en otage au cours d'une crise mondiale sans précédent. Des sommes d'argent importantes pourraient être utilisés pour construire des établissements de santé dans les pays les plus pauvres au lieu d'aboutir dans les caisses des PDG et des actionnaires de ces sociétés toutes puissantes" a réagi Eva Smets, directrice d'Oxfam Belgique.

La People's Vaccine Alliance appelle donc tous les gouvernements à insister pour que la technologie des vaccins soit transférée, afin de permettre à tous les fabricants qualifiés du monde entier, en particulier ceux des pays à revenu faible et intermédiaire, de produire ces vaccins. La dérogation, qui est soutenue par plus de 100 pays, dont les États-Unis et la France, mais bloquée à plusieurs reprises par l'Allemagne, le Royaume-Uni et l'Union européenne, selon Oxfam, permettrait de créer un mouvement de concurrence ouverte et essentielle pour mettre un terme à cette escalade des prix et à la pénurie de vaccins.

Selon les calculs réalisés par cette alliance qui milite pour une levée des brevets sur les vaccins, le prix de fabrication d'une dose vaccinale anti-covid reviendrait à seulement 1,2 dollar (1,02 euro, NDLR) pour les entreprises Pfizer/BioNTech et Moderna. Mais on est bien loin de ce montant concernant les prix de vente, dénonce Oxfam Belgique. Les deux sociétés pharmaceutiques, qui jusqu'à présent ont vendu plus de 90% de leurs vaccins aux pays riches, auraient ainsi facturé jusqu'à 24 fois le coût potentiel de production, profitant de la stratégie des pays fortunés à payer des prix volontairement excessifs pour être fournis les premiers. La Belgique par exemple, toujours selon cette étude, aurait payé un total de 796 millions en trop pour ses vaccins par rapport au prix de revient estimé. Dans les pays à revenu faible et intermédiaire, Covax, le programme mis en place par les Nations unies pour aider à accéder aux vaccins, aurait payé en moyenne cinq fois plus d'argent que nécessaire ; un réel problème selon Oxfam Belgique, dans des régions où se constate une augmentation rapide des contaminations et des décès.Sans monopoles pharmaceutiques sur les vaccins limitant l'offre et faisant monter les prix, l'Alliance affirme que les sommes dépensées par Covax à ce jour aurait pu être suffisantes pour vacciner complètement la population des pays à revenu faible et intermédiaire avec des vaccins à prix coûtant, sous réserve d'un approvisionnement suffisant. "Les sociétés pharmaceutiques prennent le monde en otage au cours d'une crise mondiale sans précédent. Des sommes d'argent importantes pourraient être utilisés pour construire des établissements de santé dans les pays les plus pauvres au lieu d'aboutir dans les caisses des PDG et des actionnaires de ces sociétés toutes puissantes" a réagi Eva Smets, directrice d'Oxfam Belgique.La People's Vaccine Alliance appelle donc tous les gouvernements à insister pour que la technologie des vaccins soit transférée, afin de permettre à tous les fabricants qualifiés du monde entier, en particulier ceux des pays à revenu faible et intermédiaire, de produire ces vaccins. La dérogation, qui est soutenue par plus de 100 pays, dont les États-Unis et la France, mais bloquée à plusieurs reprises par l'Allemagne, le Royaume-Uni et l'Union européenne, selon Oxfam, permettrait de créer un mouvement de concurrence ouverte et essentielle pour mettre un terme à cette escalade des prix et à la pénurie de vaccins.