La première économie du monde a vu son Produit intérieur brut (PIB) reculer de 4,8% au premier trimestre, la baisse la plus importante depuis le 4ème trimestre 2008, alors que les Etats-Unis s'enfonçaient dans la crise économique. La chute avait alors été de 8,4%.

Le pays affichait une solide croissance depuis la fin de la crise financière.

Le président Donald Trump s'était félicité des 2,3% enregistrés en 2019 et visait 3% par an. La bonne santé de son économie était d'ailleurs un argument de taille dans sa course à la réélection à la Maison Blanche.

Mais la mise à l'arrêt de l'économie, progressivement au cours du mois de mars à mesure que le confinement était étendu à la majorité de la popualtion, pour enrayer la pandémie, a "entraîné des changements rapides de la demande", relève le département du Commerce, qui a publié mercredi ces données.

Restaurants, bars, boutiques, écoles, ont fermé, seuls les commerces jugés indispensables pouvant rester ouverts, et "les consommateurs ont annulé, restreint ou réorienté leurs dépenses".

En cinq semaines, plus de 26 millions de personnes se sont inscrites au chômage, du jamais vu.

- 'Partie émergée de l'iceberg' -

Seule la fin du trimestre a été touchée par ces mesures, ce qui laisse présager une chute du PIB bien plus spectaculaire au deuxième trimestre, et l'entrée des Etats-Unis en récession.

Ce recul est "la partie émergée de l'iceberg", avait averti Kevin Hassett, le conseiller économique de Donald Trump, mardi sur CNN, prédisant, pour les mois à venir, des chutes jamais vues

Les projections des analystes laissent prévoir une baisse de l'ordre de 30 à 40%. L'ampleur dépendra du rythme auquel pourra redémarrer l'activité, tout en évitant une deuxième vague de contamination.

Puis, l'économie devrait se redresser timidement au second semestre. Le Fonds monétaire international table ainsi sur une contraction du PIB américain de 5,9% en 2020.

Les Etats-Unis pourraient connaître avec cette crise une récession trois fois plus forte que pendant la crise financière, "et la plus forte contraction économique depuis la Seconde Guerre mondiale", selon les analystes d'Oxford Economics.

"L'arrêt soudain de l'activité du secteur privé sera partiellement compensé par des dépenses massives du secteur public (...) et une relance sans précédent de la Fed", commentent-ils, mais "les pertes d'emplois seront traumatisantes et le rebond après le virus sera très progressif et semé d'embûches".

Pour certains secteurs particulièrement affectés par la paralysie de l'économie, à l'instar du transport aérien, le retour au niveau de 2019 pourrait prendre plusieurs années

- Perspectives incertaines -

Les prévisions pour l'économie américaine que pourrait donner la Fed mercredi, à l'issue de sa réunion monétaire, sont très attendues.

"Je pense qu'ils diront: l'économie se dégrade à une vitesse folle et les perspectives sont très incertaines", estime Michael Feroli, chef économiste de JP Morgan.

Il craint que les membres du comité monétaire ne s'aventurent pas "à prendre une position ferme sur les perspectives économiques, en partie conditionnées par des éléments de santé publique hors de leur contrôle".

La banque centrale américaine, qui réunit son comité monétaire toutes les six semaines, avait abaissés ses taux directeurs jusqu'à zéro mi-mars, une mesure à laquelle elle n'avait pas eu recours depuis la dernière récession.

La Fed a également lancé une avalanche de mesures, qu'il s'agisse d'outils habituels ou de nouveautés, afin de rassurer les marchés et de donner une bouffée d'air aux entreprises et aux ménages.

La mesure utilisée aux Etats-Unis pour estimer la croissance est l'évolution en rythme annuel, qui compare le PIB à celui du trimestre précédent, et projette l'évolution sur l'année entière à ce rythme. Elle diffère du glissement annuel, qui compare le PIB à celui du même trimestre de l'année précédente.

La première économie du monde a vu son Produit intérieur brut (PIB) reculer de 4,8% au premier trimestre, la baisse la plus importante depuis le 4ème trimestre 2008, alors que les Etats-Unis s'enfonçaient dans la crise économique. La chute avait alors été de 8,4%.Le pays affichait une solide croissance depuis la fin de la crise financière. Le président Donald Trump s'était félicité des 2,3% enregistrés en 2019 et visait 3% par an. La bonne santé de son économie était d'ailleurs un argument de taille dans sa course à la réélection à la Maison Blanche.Mais la mise à l'arrêt de l'économie, progressivement au cours du mois de mars à mesure que le confinement était étendu à la majorité de la popualtion, pour enrayer la pandémie, a "entraîné des changements rapides de la demande", relève le département du Commerce, qui a publié mercredi ces données.Restaurants, bars, boutiques, écoles, ont fermé, seuls les commerces jugés indispensables pouvant rester ouverts, et "les consommateurs ont annulé, restreint ou réorienté leurs dépenses".En cinq semaines, plus de 26 millions de personnes se sont inscrites au chômage, du jamais vu.- 'Partie émergée de l'iceberg' -Seule la fin du trimestre a été touchée par ces mesures, ce qui laisse présager une chute du PIB bien plus spectaculaire au deuxième trimestre, et l'entrée des Etats-Unis en récession.Ce recul est "la partie émergée de l'iceberg", avait averti Kevin Hassett, le conseiller économique de Donald Trump, mardi sur CNN, prédisant, pour les mois à venir, des chutes jamais vuesLes projections des analystes laissent prévoir une baisse de l'ordre de 30 à 40%. L'ampleur dépendra du rythme auquel pourra redémarrer l'activité, tout en évitant une deuxième vague de contamination.Puis, l'économie devrait se redresser timidement au second semestre. Le Fonds monétaire international table ainsi sur une contraction du PIB américain de 5,9% en 2020.Les Etats-Unis pourraient connaître avec cette crise une récession trois fois plus forte que pendant la crise financière, "et la plus forte contraction économique depuis la Seconde Guerre mondiale", selon les analystes d'Oxford Economics."L'arrêt soudain de l'activité du secteur privé sera partiellement compensé par des dépenses massives du secteur public (...) et une relance sans précédent de la Fed", commentent-ils, mais "les pertes d'emplois seront traumatisantes et le rebond après le virus sera très progressif et semé d'embûches".Pour certains secteurs particulièrement affectés par la paralysie de l'économie, à l'instar du transport aérien, le retour au niveau de 2019 pourrait prendre plusieurs années- Perspectives incertaines -Les prévisions pour l'économie américaine que pourrait donner la Fed mercredi, à l'issue de sa réunion monétaire, sont très attendues."Je pense qu'ils diront: l'économie se dégrade à une vitesse folle et les perspectives sont très incertaines", estime Michael Feroli, chef économiste de JP Morgan.Il craint que les membres du comité monétaire ne s'aventurent pas "à prendre une position ferme sur les perspectives économiques, en partie conditionnées par des éléments de santé publique hors de leur contrôle".La banque centrale américaine, qui réunit son comité monétaire toutes les six semaines, avait abaissés ses taux directeurs jusqu'à zéro mi-mars, une mesure à laquelle elle n'avait pas eu recours depuis la dernière récession.La Fed a également lancé une avalanche de mesures, qu'il s'agisse d'outils habituels ou de nouveautés, afin de rassurer les marchés et de donner une bouffée d'air aux entreprises et aux ménages.La mesure utilisée aux Etats-Unis pour estimer la croissance est l'évolution en rythme annuel, qui compare le PIB à celui du trimestre précédent, et projette l'évolution sur l'année entière à ce rythme. Elle diffère du glissement annuel, qui compare le PIB à celui du même trimestre de l'année précédente.