Les chiffres définitifs seront connus le 31 décembre, mais l'Union des producteurs francophones de films (UPFF) évoque un recul de 10 à 20% par rapport à 2017. La réforme de l'impôt des sociétés serait en cause. Le mécanisme du tax shelter - via lequel des entreprises peuvent investir une partie de leurs bénéfices dans la production d'un film en échange d'une exonération fiscale de 356% - a perdu son intérêt pour les petites entreprises qui réalisent des bénéfices oscillant entre 50.000 et 125.000 euros.

Pour les grosses entreprises, l'attrait est toujours là, mais le montant maximum qu'elles peuvent investir a été raboté de 13%. L'élargissement du tax shelter aux arts de la scène engendre par ailleurs un afflux de nouveaux projets en recherche de financement.

Cette situation touche en premier lieu les petits producteurs indépendants qui ne disposent pas de leur propre société de levée de fonds et doivent s'adresser à des intermédiaires pour accéder aux fonds, écrit Le Soir.