Là où le ministre du Budget André Flahaut a défendu un budget 2016 "loyal, rigoureux, cohérent et efficient", les réformateurs ont au contraire dénoncé un budget "en trompe-l'oeil qui ne tient pas la route", selon les mots du député Philippe Knaepen.

"Il n'y a pas de ligne politique précise dans ce budget", a renchéri son coreligionnaire, Georges-Louis Bouchez. "La seule chose qui est certaine, c'est qu'on se retrouve avec un déficit deux fois plus élevé que prévu!", ce qui compromet grandement le retour à l'équilibre budgétaire auquel la Belgique s'est engagée pour 2018, a dénoncé l'élu montois.

"Il faut parfois s'extraire du rêve et admettre un réalité"

Le gouvernement de la Fédération a déposé début octobre un budget 2016 marqué par le financement d'une série de politiques nouvelles menées au prix d'économies, mais aussi d'un maintien du déficit de l'ordre de 200 millions d'euros, soit le double de ce à quoi il s'était engagé en début de législature.

Face aux critiques du MR, la cheffe de groupe cdH, Marie-Martine Schyns a défendu un budget qui "respecte le principe de réalité". "Il faut parfois s'extraire du rêve et admettre un réalité qui peut être insatisfaisante", a-t-elle plaidé, rappelant la dégradation ces dernières années de différents paramètres macro-économiques (croissance et inflation notamment) déterminants pour le niveau de financement de la Fédération.

Malgré ces contraintes, ce budget 2016 est bel et bien marqué par une ligne politique, a poursuivi l'ancienne ministre de l'Education. Elle a notamment pointé la volonté du gouvernement d'enfin offrir un vrai statut aux accueillantes d'enfants, de revaloriser la fonction de directeurs d'école dans le fondamental, de dégager des moyens pour construire de nouvelles places dans les écoles, ou encore de refinancer l'enseignement supérieur.

L'Ecolo Christos Doulkeridis a, lui, déploré un "budget fragile" qui ne prévoit en outre aucun moyen complémentaires pour une série de nouveaux chantiers annoncés par la majorité, comme le Pacte pour un enseignement d'excellence, ou l'opération Bouger les lignes, destiné à stimuler la lecture.

"Les moyens (pour ces projets, ndlr) ne suivent pas du tout", a dénoncé l'élu vert pour qui la majorité PS-cdH n'ose pas remettre en question la contrainte budgétaire européenne, alors qu'investir davantage dans l'enseignement par exemple permettrait de contrer la crise actuelle, a-t-il défendu.

"De bonnes et mauvaises surprises"

Devant les députés, le ministre Flahaut a assuré que l'objectif de retour à l'équilibre en 2018 "reste fixé", tout en évoquant déjà une année 2016 qui risque d'amener "de bonnes et mauvaises surprises" et qui sera sans doute marquée par des ajustements plus précoces que prévus.

Après les récentes attaques terroristes, "on est dans un climat qui est propice à la revalorisation de certains budgets comme ceux de l'armée ou de la police. Personne ne le contestera", a-t-il souligné. "Il en sera de même en matière de prévention du radicalisme qui, via l'aide à la jeunesse ou l'éducation, est une des compétences de la Fédération", a-t-il ajouté.

Le débat sur le budget 2016 ce lundi s'est aussi tendu en raison de la décision du gouvernement de réduire la dotation du Parlement de la Fédération d'un million d'euros l'an prochain, soit une compression de l'ordre de 3,5% environ.

Lundi, les députés PS et cdH ont finalement accepté de chercher à faire des économies sur le fonctionnement du Parlement, dont les dépenses seront "monitorées" pour "trouver des marges", a indiqué la cheffe de groupe PS, Christiane Vienne.

"Nous irons au maximum de ce que nous pourrons faire", a dit l'ancienne ministre wallonne, assurant que le Parlement disposerait toujours des moyens suffisants pour "maintenir la qualité de son travail".

Furieux contre ce qu'il considère être une "attaque" du gouvernement envers le Parlement, l'opposition MR a voté contre le budget 2016 de l'assemblée. Les réformateurs pointent notamment le fait qu'il appartient au Parlement de la Fédération de payer le salaire des cinq ministres communautaires, soit une dépense de 900.000 euros par an.

Ceux-ci ont en conséquence déposé un amendement pour que les ministres de la Fédération ne soient dorénavant plus payés par le Parlement, mais sur le budget de fonctionnement des cabinets ministériels. Leur proposition a toutefois été rejetée par la majorité.

Là où le ministre du Budget André Flahaut a défendu un budget 2016 "loyal, rigoureux, cohérent et efficient", les réformateurs ont au contraire dénoncé un budget "en trompe-l'oeil qui ne tient pas la route", selon les mots du député Philippe Knaepen."Il n'y a pas de ligne politique précise dans ce budget", a renchéri son coreligionnaire, Georges-Louis Bouchez. "La seule chose qui est certaine, c'est qu'on se retrouve avec un déficit deux fois plus élevé que prévu!", ce qui compromet grandement le retour à l'équilibre budgétaire auquel la Belgique s'est engagée pour 2018, a dénoncé l'élu montois.Le gouvernement de la Fédération a déposé début octobre un budget 2016 marqué par le financement d'une série de politiques nouvelles menées au prix d'économies, mais aussi d'un maintien du déficit de l'ordre de 200 millions d'euros, soit le double de ce à quoi il s'était engagé en début de législature.Face aux critiques du MR, la cheffe de groupe cdH, Marie-Martine Schyns a défendu un budget qui "respecte le principe de réalité". "Il faut parfois s'extraire du rêve et admettre un réalité qui peut être insatisfaisante", a-t-elle plaidé, rappelant la dégradation ces dernières années de différents paramètres macro-économiques (croissance et inflation notamment) déterminants pour le niveau de financement de la Fédération.Malgré ces contraintes, ce budget 2016 est bel et bien marqué par une ligne politique, a poursuivi l'ancienne ministre de l'Education. Elle a notamment pointé la volonté du gouvernement d'enfin offrir un vrai statut aux accueillantes d'enfants, de revaloriser la fonction de directeurs d'école dans le fondamental, de dégager des moyens pour construire de nouvelles places dans les écoles, ou encore de refinancer l'enseignement supérieur.L'Ecolo Christos Doulkeridis a, lui, déploré un "budget fragile" qui ne prévoit en outre aucun moyen complémentaires pour une série de nouveaux chantiers annoncés par la majorité, comme le Pacte pour un enseignement d'excellence, ou l'opération Bouger les lignes, destiné à stimuler la lecture."Les moyens (pour ces projets, ndlr) ne suivent pas du tout", a dénoncé l'élu vert pour qui la majorité PS-cdH n'ose pas remettre en question la contrainte budgétaire européenne, alors qu'investir davantage dans l'enseignement par exemple permettrait de contrer la crise actuelle, a-t-il défendu.Devant les députés, le ministre Flahaut a assuré que l'objectif de retour à l'équilibre en 2018 "reste fixé", tout en évoquant déjà une année 2016 qui risque d'amener "de bonnes et mauvaises surprises" et qui sera sans doute marquée par des ajustements plus précoces que prévus.Après les récentes attaques terroristes, "on est dans un climat qui est propice à la revalorisation de certains budgets comme ceux de l'armée ou de la police. Personne ne le contestera", a-t-il souligné. "Il en sera de même en matière de prévention du radicalisme qui, via l'aide à la jeunesse ou l'éducation, est une des compétences de la Fédération", a-t-il ajouté.Le débat sur le budget 2016 ce lundi s'est aussi tendu en raison de la décision du gouvernement de réduire la dotation du Parlement de la Fédération d'un million d'euros l'an prochain, soit une compression de l'ordre de 3,5% environ.Lundi, les députés PS et cdH ont finalement accepté de chercher à faire des économies sur le fonctionnement du Parlement, dont les dépenses seront "monitorées" pour "trouver des marges", a indiqué la cheffe de groupe PS, Christiane Vienne."Nous irons au maximum de ce que nous pourrons faire", a dit l'ancienne ministre wallonne, assurant que le Parlement disposerait toujours des moyens suffisants pour "maintenir la qualité de son travail".Furieux contre ce qu'il considère être une "attaque" du gouvernement envers le Parlement, l'opposition MR a voté contre le budget 2016 de l'assemblée. Les réformateurs pointent notamment le fait qu'il appartient au Parlement de la Fédération de payer le salaire des cinq ministres communautaires, soit une dépense de 900.000 euros par an.Ceux-ci ont en conséquence déposé un amendement pour que les ministres de la Fédération ne soient dorénavant plus payés par le Parlement, mais sur le budget de fonctionnement des cabinets ministériels. Leur proposition a toutefois été rejetée par la majorité.