Ces chiffres officiels publiés mardi sont pires que ce que prévoyait le marché: les experts consultés par le quotidien économique Valor tablaient sur une contraction de 1,3%.

"L'économie du Brésil se trouve en unité de soins intensifs et continuera à se porter mal au cours des prochains trimestres. Elle n'est pas encore au fond du puits, mais va empirer au moins jusqu'à la moitié de l'année prochaine", a déclaré à l'AFP André Perfeito, économiste chef de Gradual Investimentos à Sao Paulo.

Entrée en récession au deuxième trimestre, la principale économie d'Amérique latine va de mal en pis: de janvier à septembre, le PIB a reculé de 3,2% par rapport à la même période de 2014, plus forte chute en 19 ans.

Au premier trimestre, il avait baissé de 0,8%, puis de 2,1% au deuxième, selon les derniers chiffres révisés mardi par l'Institut brésilien de géographie et statistiques (IBGE, public).

De juillet à septembre, l'économie du géant latino-américain a reculé de 4,5% par rapport au 3e trimestre 2014, également la plus forte chute depuis 1996 et les premières mesures d'évolution du PIB, souligne l'IBGE.

Le marché mise sur un recul du PIB de 3,19% cette année et de 2,04% en 2016. Si ces deux années de récession se confirment, ce sera la première fois que cela arrive en 85 ans, depuis les années 1930-31.

Le Brésil est confronté à une baisse significative de la consommation, une dégradation accélérée des comptes publics, tandis que l'inflation continue de progresser (à près de 10%), dopée par la dépréciation du réal face au dollar, et que le chômage augmente rapidement, sur fond de crise politique et d'impopularité record du gouvernement de Dilma Rousseff.

L'opposition demande l'ouverture d'une procédure de destitution contre Mme Rousseff et le Parlement tarde à approuver un plan d'austérité budgétaire.

A cela s'ajoute le vaste scandale de corruption découvert en septembre 2014 au sein du géant pétrolier Petrobras qui frappe l'économie de plein fouet.

Il a conduit en prison des présidents des principales entreprises de construction civile du pays, des banquiers et des figures de proue du Parti des travailleurs (PT-gauche) au pouvoir depuis 12 ans.

En pleine tourmente politique et économique, le Brésil a été relégué en octobre à la catégorie "spéculative" par l'agence de notation Standard and Poor's et les agences Moody's et Fitch ont abaissé dans la foulée la note de sa dette souveraine au dernier degré de leurs catégories d'investissement.

Ces chiffres officiels publiés mardi sont pires que ce que prévoyait le marché: les experts consultés par le quotidien économique Valor tablaient sur une contraction de 1,3%."L'économie du Brésil se trouve en unité de soins intensifs et continuera à se porter mal au cours des prochains trimestres. Elle n'est pas encore au fond du puits, mais va empirer au moins jusqu'à la moitié de l'année prochaine", a déclaré à l'AFP André Perfeito, économiste chef de Gradual Investimentos à Sao Paulo.Entrée en récession au deuxième trimestre, la principale économie d'Amérique latine va de mal en pis: de janvier à septembre, le PIB a reculé de 3,2% par rapport à la même période de 2014, plus forte chute en 19 ans.Au premier trimestre, il avait baissé de 0,8%, puis de 2,1% au deuxième, selon les derniers chiffres révisés mardi par l'Institut brésilien de géographie et statistiques (IBGE, public).De juillet à septembre, l'économie du géant latino-américain a reculé de 4,5% par rapport au 3e trimestre 2014, également la plus forte chute depuis 1996 et les premières mesures d'évolution du PIB, souligne l'IBGE.Le marché mise sur un recul du PIB de 3,19% cette année et de 2,04% en 2016. Si ces deux années de récession se confirment, ce sera la première fois que cela arrive en 85 ans, depuis les années 1930-31.Le Brésil est confronté à une baisse significative de la consommation, une dégradation accélérée des comptes publics, tandis que l'inflation continue de progresser (à près de 10%), dopée par la dépréciation du réal face au dollar, et que le chômage augmente rapidement, sur fond de crise politique et d'impopularité record du gouvernement de Dilma Rousseff.L'opposition demande l'ouverture d'une procédure de destitution contre Mme Rousseff et le Parlement tarde à approuver un plan d'austérité budgétaire.A cela s'ajoute le vaste scandale de corruption découvert en septembre 2014 au sein du géant pétrolier Petrobras qui frappe l'économie de plein fouet.Il a conduit en prison des présidents des principales entreprises de construction civile du pays, des banquiers et des figures de proue du Parti des travailleurs (PT-gauche) au pouvoir depuis 12 ans.En pleine tourmente politique et économique, le Brésil a été relégué en octobre à la catégorie "spéculative" par l'agence de notation Standard and Poor's et les agences Moody's et Fitch ont abaissé dans la foulée la note de sa dette souveraine au dernier degré de leurs catégories d'investissement.