"Les effets négatifs du commerce international doivent être davantage pris en compte en faveur de ceux qui se sentent laissés-pour-compte", a déclaré le porte-parole du Fonds monétaire international Gerry Rice, ajoutant que la mondialisation devait davantage profiter à "tous".

Le candidat républicain Donald Trump a conquis mardi la Maison Blanche en dénonçant les grands accords de libre-échange signés par les Etats-Unis, accusés d'avoir accéléré les délocalisations d'emplois et la désindustrialisation.

"Nous devons avoir plus de mesures pour aider à atténuer les effets négatifs et répondre aux inquiétudes de ceux qui se sentent laissés sur le bas-côté", a ajouté M. Rice, reflétant un léger infléchissement du FMI.

Traditionnellement, le Fonds a été un ardent défenseur de l'ouverture des frontières commerciales et de la libéralisation du commerce mais a dû récemment se pencher sur les failles de la mondialisation, notamment après le vote britannique en faveur du Brexit en juin.

M. Rice s'est en revanche refusé à spéculer sur l'attitude de la future administration Trump vis-à-vis du FMI, dont les Etats-Unis sont les premiers actionnaires.

"Le FMI se tient prêt à travailler avec la prochaine administration américaine afin de faire face aux défis auxquels l'économie américaine et mondiale sont confrontées", a simplement indiqué le porte-parole.