Selon l'Office national des statistiques (Tüik), le PIB a progressé de 1,3% par rapport au dernier trimestre de 2018. En rythme annuel, il a cependant décliné de 2,6% par rapport au premier trimestre 2018.

L'économie turque était entrée en récession pour la première fois depuis 2009 après deux contractions consécutives du PIB aux troisième et quatrième trimestres 2018.

L'économie turque traverse d'importantes difficultés en raison d'une érosion de la livre turque qui a perdu près de 30% de sa valeur l'an dernier, sur fond notamment de tensions avec Washington, une inflation à près de 20% et un chômage en hausse.

Selon les analystes, le rebond du premier trimestre 2019 s'explique par les mesures gouvernementales qui ont été prises pour stimuler l'économie avant les élections municipales du 31 mars dernier, telles que des ristournes fiscales et des crédits à la consommation.

Mais, alors que la livre reste volatile et l'inflation élevée, "le retour de la croissance devrait être de courte durée", prévient Capital Economics.

Le rétablissement de l'économie "sera lent et cahoteux", ajoute le cabinet basé à Londres, qui table sur une contraction du PIB de 1,8% en 2019.

Début mai, la Banque européenne pour la reconstruction et le développement (Berd) avait souligné que la reprise de l'économie turque serait "progressive", prévoyant un repli du PIB de 1% cette année.

Aux faiblesses structurelles de l'économie s'ajoutent le spectre de sanctions américaines en lien avec l'achat par Ankara de missiles russes et le regain d'incertitude politique consécutif à l'annulation du scrutin municipal à Istanbul après la défaite du parti au pouvoir en mars.