Sans les échéances européennes, le gouvernement n'aurait sans doute pas encore bouclé son budget 2017 à l'heure où vous lisez ces lignes. Les ministres buteraient toujours sur la réforme de l'impôt des sociétés et la taxation des plus-values, qui nous a valu un si beau psychodrame. Mais voilà, l'Europe exigeait le budget pour la mi-octobre et Charles Michel, sachant que ses chiffres allaient de toute façon flirter dangereusement avec les balises européennes, n'a pas voulu prendre le risque de froisser le gendarme budgétaire. Il a balayé ces "réformes structurelles" de la table de négociations pour concentrer les efforts sur le budget.
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