Interpellant la principale organisation patronale turque, l'Union des chambres de commerce et des bourses de Turquie (TOBB), M. Erdogan a dit : "La TOBB compte aujourd'hui près d'un million et demi de membres. Maintenant, écoutez bien, si chaque membre embauche une personne, qu'est-ce-que ça veut dire ? Ça veut dire du travail pour 1,5 million de chômeurs".

"Hélas, nous n'emporterons pas notre argent dans la tombe. Il restera ici. Dans ce cas, donnons du travail à ceux qui n'en ont pas", a argumenté le chef de l'Etat turc qui s'exprimait à une conférence sur la santé et la sécurité au travail, à Istanbul.

"Qu'a-t-elle (l'entreprise) à perdre, dites-moi ? Est-ce qu'elle coulera pour avoir engagé une personne ? Non. Bien au contraire, elle en profitera. C'est aussi simple que cela", a-t-il conclu sous les applaudissements mesurés des chefs d'entreprises présents dans la salle.

Régulièrement accusé de populisme, le président turc a troublé les milieux d'affaires par un interventionnisme croissant sur les questions économiques, comme ses appels répétés en direction de la banque centrale turque pour qu'elle baisse ses taux d'intérêt, au risque de renforcer l'inflation.

Après une décennie faste, l'économie turque a réduit la voilure depuis 2012 : la croissance a ralenti, l'inflation et les déficits publics restent élevés et le chômage est important (11,1% en janvier, selon l'Institut turc de la statistique).

La Turquie a de plus été secouée par une série d'attentats liés au conflit kurde ou au groupe Etat islamique (EI) qui ont mis le secteur clé du tourisme en crise.

Interpellant la principale organisation patronale turque, l'Union des chambres de commerce et des bourses de Turquie (TOBB), M. Erdogan a dit : "La TOBB compte aujourd'hui près d'un million et demi de membres. Maintenant, écoutez bien, si chaque membre embauche une personne, qu'est-ce-que ça veut dire ? Ça veut dire du travail pour 1,5 million de chômeurs"."Hélas, nous n'emporterons pas notre argent dans la tombe. Il restera ici. Dans ce cas, donnons du travail à ceux qui n'en ont pas", a argumenté le chef de l'Etat turc qui s'exprimait à une conférence sur la santé et la sécurité au travail, à Istanbul."Qu'a-t-elle (l'entreprise) à perdre, dites-moi ? Est-ce qu'elle coulera pour avoir engagé une personne ? Non. Bien au contraire, elle en profitera. C'est aussi simple que cela", a-t-il conclu sous les applaudissements mesurés des chefs d'entreprises présents dans la salle.Régulièrement accusé de populisme, le président turc a troublé les milieux d'affaires par un interventionnisme croissant sur les questions économiques, comme ses appels répétés en direction de la banque centrale turque pour qu'elle baisse ses taux d'intérêt, au risque de renforcer l'inflation.Après une décennie faste, l'économie turque a réduit la voilure depuis 2012 : la croissance a ralenti, l'inflation et les déficits publics restent élevés et le chômage est important (11,1% en janvier, selon l'Institut turc de la statistique).La Turquie a de plus été secouée par une série d'attentats liés au conflit kurde ou au groupe Etat islamique (EI) qui ont mis le secteur clé du tourisme en crise.