Interrogé sur la situation de la Belgique, qui a apporté sa garantie dans le cadre du démantèlement de Dexia, par rapport à celle de l'Espagne, dont le secteur bancaire traverse une grave crise, Luc Coene a estimé que la comparaison n'a pas du tout lieu d'être. "La grande différence, c'est qu'il n'y a pas en Belgique de bulle spéculative immobilière comme en Espagne", a-t-il déclaré.

"Les actifs de Dexia ne sont pas à risques mais à échéance extrêmement longue" et sont difficiles à financer dans les conditions de marché actuelles, d'où la nécessité d'une garantie d'Etat, a rappelé en substance le gouverneur.

La BNB a par ailleurs calculé l'impact direct de la crise européenne des dettes souveraines sur la dette publique belge. Au total, et sans compter l'aide au secteur bancaire espagnol, la Belgique aura emprunté dans ce cadre quelque 10,6 milliards d'euros entre 2010 et 2013, soit environ 2,8% du PIB belge. La majeure partie de ce montant, soit près de 7 milliards d'euros, est mobilisée en faveur de la Grèce.

Ces aides à d'autres Etats européens et la participation au Mécanisme européen de stabilité (MES) devraient ainsi faire passer la dette publique à 98,9% du PIB en 2012 et 99,2% du PIB en 2013.

Avec Belga.

Interrogé sur la situation de la Belgique, qui a apporté sa garantie dans le cadre du démantèlement de Dexia, par rapport à celle de l'Espagne, dont le secteur bancaire traverse une grave crise, Luc Coene a estimé que la comparaison n'a pas du tout lieu d'être. "La grande différence, c'est qu'il n'y a pas en Belgique de bulle spéculative immobilière comme en Espagne", a-t-il déclaré. "Les actifs de Dexia ne sont pas à risques mais à échéance extrêmement longue" et sont difficiles à financer dans les conditions de marché actuelles, d'où la nécessité d'une garantie d'Etat, a rappelé en substance le gouverneur. La BNB a par ailleurs calculé l'impact direct de la crise européenne des dettes souveraines sur la dette publique belge. Au total, et sans compter l'aide au secteur bancaire espagnol, la Belgique aura emprunté dans ce cadre quelque 10,6 milliards d'euros entre 2010 et 2013, soit environ 2,8% du PIB belge. La majeure partie de ce montant, soit près de 7 milliards d'euros, est mobilisée en faveur de la Grèce. Ces aides à d'autres Etats européens et la participation au Mécanisme européen de stabilité (MES) devraient ainsi faire passer la dette publique à 98,9% du PIB en 2012 et 99,2% du PIB en 2013.Avec Belga.