Vendredi, après quarante ans de service, le réacteur nucléaire de Doel 3 cessera de fonctionner. C'est la première fois qu'un réacteur est mis hors service en Belgique. "Nous nous préparons depuis quatre ans", précise Peter Moens.

A l'approche de l'échéance, des discussions ont eu lieu au sein du gouvernement fédéral concernant le report de la préparation du démantèlement compte tenu de la crise énergétique, afin de maintenir la possibilité d'un redémarrage. La semaine dernière, la ministre de l'Intérieur Annelies Verlinden a demandé à l'AFCN (Agence fédérale de Contrôle nucléaire) un rapport sur la possibilité de reporter des travaux qui auraient un caractère irréversible.

En théorie, un tel report est possible. Lorsque Doel 3 - aux mains d'Engie Electrabel - sera débranché vendredi, la phase d'arrêt débutera avec une période de cinq ans pendant laquelle le réacteur est déchargé, les éléments combustibles sont refroidis et l'infrastructure est décontaminée de toutes les particules radioactives. "Aucune opération techniquement irréversible ne se produit pendant cette phase de cinq ans", explique Peter Moens. Ce ne sera le cas que lors de la phase suivante.

Un report ou une inversion du processus préparé depuis quatre ans ne serait cependant "ni sage, ni conseillé" pour des raisons techniques mais aussi organisationnelles, ajoute le directeur de Doel. La commande de combustible nécessiterait par exemple 36 mois à elle seule et la formation des opérateurs qui gèrent Doel dure trois ans. Ces dernières années, aucune étude n'a examiné les modalités d'un tel report.

La question du personnel complique aussi le scénario car des employés ont déjà changé de perspective professionnelle en vue de la fermeture. "La piste du report n'est pas à notre programme", résume Peter Moens. "On ne nous l'a pas demandé non plus. Nous n'avons pas l'intention de redémarrer le réacteur. Je n'improvise pas avec la sûreté nucléaire."

Vendredi, après quarante ans de service, le réacteur nucléaire de Doel 3 cessera de fonctionner. C'est la première fois qu'un réacteur est mis hors service en Belgique. "Nous nous préparons depuis quatre ans", précise Peter Moens. A l'approche de l'échéance, des discussions ont eu lieu au sein du gouvernement fédéral concernant le report de la préparation du démantèlement compte tenu de la crise énergétique, afin de maintenir la possibilité d'un redémarrage. La semaine dernière, la ministre de l'Intérieur Annelies Verlinden a demandé à l'AFCN (Agence fédérale de Contrôle nucléaire) un rapport sur la possibilité de reporter des travaux qui auraient un caractère irréversible. En théorie, un tel report est possible. Lorsque Doel 3 - aux mains d'Engie Electrabel - sera débranché vendredi, la phase d'arrêt débutera avec une période de cinq ans pendant laquelle le réacteur est déchargé, les éléments combustibles sont refroidis et l'infrastructure est décontaminée de toutes les particules radioactives. "Aucune opération techniquement irréversible ne se produit pendant cette phase de cinq ans", explique Peter Moens. Ce ne sera le cas que lors de la phase suivante. Un report ou une inversion du processus préparé depuis quatre ans ne serait cependant "ni sage, ni conseillé" pour des raisons techniques mais aussi organisationnelles, ajoute le directeur de Doel. La commande de combustible nécessiterait par exemple 36 mois à elle seule et la formation des opérateurs qui gèrent Doel dure trois ans. Ces dernières années, aucune étude n'a examiné les modalités d'un tel report. La question du personnel complique aussi le scénario car des employés ont déjà changé de perspective professionnelle en vue de la fermeture. "La piste du report n'est pas à notre programme", résume Peter Moens. "On ne nous l'a pas demandé non plus. Nous n'avons pas l'intention de redémarrer le réacteur. Je n'improvise pas avec la sûreté nucléaire."