Contrairement à son prédécesseur démocrate Barack Obama, qui a favorisé les industries renouvelables, le futur président républicain a promis de relancer l'extraction du charbon et de rendre encore plus facile l'exploitation des hydrocarbures de schiste et des carburants fossiles en général.

Il a apporté son soutien au projet de construction de l'oléoduc Keystone XL entre le Canada et les Etats-Unis, bloqué par M. Obama, promis d'ouvrir à l'exploitation une plus grande partie du domaine public fédéral, notamment en Alaska, et d'abroger la loi sur la pollution de l'atmosphère (Clean Power Plan), visant à réduire la part du charbon dans la production d'électricité aux Etats-Unis (environ un tiers actuellement).

Cette politique pourrait avoir comme première conséquence d'ajouter encore à la surproduction mondiale, responsable de la chute des prix du pétrole depuis 2014.

La production américaine est passée de 5,5 millions de barils par jour en 2010 à 9,6 millions en 2015, en raison de l'exploitation du schiste. En conséquence, le pays a réduit ses importations, faisant mécaniquement baisser les prix.

Depuis, la production américaine est repassée sous 9 millions de barils/jour, la chute des prix obligeant certains exploitants à fermer leurs puits.

Ouvrir une plus grande part du domaine public fédéral ferait de nouveau augmenter la production et, en retour baisser encore les prix, si tant est que les producteurs américains restent au-dessus du seuil de rentabilité.

Reste que l'exploitation du schiste pénalise aussi le charbon car le gaz naturel ainsi produit est plus propre et plus facile à transporter que la houille qui générait encore 50% de la production d'électricité il y a une quinzaine d'années.