"C'est la première fois que le gouvernement applique un régime fiscal particulier à un seul secteur, là où d'habitude le régime s'adresse à l'ensemble des secteurs", pointe Bruno Colmant, docteur en économie (ULB). "Le gouvernement s'attaque ici à des dispositions générales du droit fiscal. Or ce dernier est basé sur une égalité de traitement. Dès lors, le gouvernement doit élargir ces mesures à l'ensemble des entreprises, ou alors il a trouvé une ficelle pour ne l'appliquer qu'aux acteurs financiers", s'interroge-t-il.

Il souligne aussi la problématique de la rétroactivité de cette mesure, "car elle porte notamment sur des pertes accumulées dans le passé", explique-t-il.

Selon lui, il s'agit de deux éléments qui pourraient bloquer la disposition gouvernementale si elle était portée devant la Cour constitutionnelle.