La Grèce est officiellement sortie des programmes d'aide de ses créanciers, Union européenne (UE) et Fonds monétaire international (FMI) le 20 août après avoir bénéficié de trois prêts successifs depuis 2010 ayant servi de garantir sa survie financière et à long terme celle de la zone euro.

"Les obligations d'État grec sont désormais considérées comme tout autre titre en ce qui concerne leur éligibilité selon les critères de la BCE", a assuré Benoît Coeuré, lors d'un entretien publié mercredi dans le quotidien grec des affaires, Kathimerini. Interrogé si les obligations grecques pouvaient à l'avenir participer au programme de rachats nets de dette (QE), ce responsable a répondu que tant que "ces obligations ont acquis un niveau pertinent d'investissement, elles pourraient participer aux programmes de la BCE, après une décision requise du conseil d'administration de cette institution".

Il a rappelé que la BCE avait l'intention de réinvestir les montants lors du remboursement des titres arrivés à échéance dans le cadre du programme d'achat d'actifs, APP (...) afin d'assurer des conditions favorables de liquidités". Faisant écho au satisfecit exprimé par les dirigeants européens sur la fin des programmes d'aide grecques, Benoît Coeuré s'est félicité de "l'amélioration" de l'économie grecque et des liquidités des principales banques du pays. Il a toutefois souligné la nécessité de "la poursuite des réformes", dictées par les créanciers, dans l'objectif de rétablir la confiance des investisseurs et des marchés.

Le retour sur les marchés (d'emprunt) nécessite "prudence et patience", a souligné ce responsable de la BCE, invoquant les pressions européennes et internationales récentes. Après une absence quasi ininterrompue depuis l'éclosion de la crise de la dette en 2010, la Grèce a commencé de tester les marchés depuis l'année dernière avec des émissions d'obligations sur cinq ans et sur un an.